Trois ex-dirigeants de la banque Washington Mutual (WaMu) ont accepté de verser collectivement quelque 75 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites gouvernementales, soit plus de dix fois moins qu'espéré, affirme lundi le Wall Street Journal.

Cet accord est le dernier revers en date du gouvernement dans un litige de premier plan lié à la crise, précise le quotidien financier, citant des sources proches du dossier, selon lesquelles la part du lion de l'amende, qui devrait faire moins de 75 millions de dollars, viendrait essentiellement d'assureurs et de la succession de la banque et non des dirigeants eux-mêmes.

Le régulateur bancaire chargé de gérer la liquidation des banques en faillite aux Etats-Unis, la FDIC, avait porté plainte en mars contre l'ex-directeur général Kerry Killinger, l'ex-directeur d'exploitation Stephen Rotella et l'ancien-directeur des prêts hypothécaires David Schneider, estimant qu'ils avaient pris des risques "extrêmes".

L'agence gouvernementale les accusait aussi d'avoir cherché à soustraire leurs liquidités personnelles et leurs maisons aux poursuites judiciaires.

Les épouses de MM. Rotella et Killinger étaient également poursuivies, pour avoir participé à des transferts de biens injustifiés et l'accord mettrait fin aux procédures contre elles.

La déconfiture de Washington Mutual, en pleine crise financière en 2008, reste la plus grosse faillite bancaire de l'histoire des Etats-Unis. Cet établissement avait connu une croissance spectaculaire grâce à une activité de prêts immobiliers à risque qui a provoqué sa chute.

Le 25 septembre 2008 la FDIC avait fermé l'établissement de Seattle et organisé le transfert immédiat de ses seules activités bancaires à JPMorgan Chase pour 1,9 milliard de dollars.

JPMorgan avait repris les actifs et les engagements des deux filiales bancaires du groupe, mais cette transaction excluait le capital social (valeur boursière de 2,9 milliards de dollars) et la dette supportée par la holding (14,4 milliards de dollars).

L'enquête ouverte en 2008 par les autorités fédérales américaines sur l'effondrement brutal de WaMu a été close cet été sans qu'aucun dirigeant n'ait été inculpé par la Justice.

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Au moins 560 projets immobiliers dans le secteur du tourisme sont en cours de réalisation en Algérie pour un investissement global de 4 milliards de dollars, a indiqué dimanche à Bordj Bou Arreridj (sud-est) le ministre algérien du Tourisme Smail Mimoun.

"Ces projet doivent permettre à lAlgérie de faire face à des besoins pressants en matière dextension de son parc hôtelier qui compte actuellement 72.000 lits", a précisé M. Mimoun.

L'Algérie a lancé en 2008 la construction notamment de 230 hôtels, 25 complexes touristiques, 14 résidences, 19 motels, et 10 stations thermales, dans le cadre d'un plan de développement du tourisme, s'appuyant sur le développement du tourisme balnéaire et saharien.

Le gouvernement souhaite que le tourisme puisse à terme faire contrepoids aux hydrocarbures, source quasi-unique de revenus en devises à l'heure actuelle.

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Tokyo reste la ville la plus chère du monde pour les salariés expatriés en 2011 pour la deuxième année d'affilée, notamment en raison de la forte valeur du yen, selon une étude publiée mercredi par le cabinet de consultants britannique ECA.

Paris fait cette année son entrée dans le top 20 de ce classement, à la 20e place (24e en 2010), à cause notamment de la forte valeur de leuro par rapport au dollar, explique ECA.

Selon cette étude, réalisée à partir dun panier moyen de biens de consommation et services communément consommés par les expatriés dans plus de 400 villes du monde, Oslo détient la palme de la ville la plus chère d'Europe et se hisse à la 2e place du classement mondial.

Malgré la baisse du franc suisse cette année, quatre villes helvètes se retrouvent dans le top 10 des villes les plus chères du monde: Genève, Zurich, Berne et Bâle. Londres est en revanche absente du top 50.

"Le climat dincertitude économique global se traduit au niveau international par la forte volatilité des taux de change, défiant toute prévision" souligne l'enquête, concluant que "les entreprises doivent rester vigilantes face à ces évolutions de manière à pouvoir garantir à leurs expatriés un pouvoir dachat stable".

En Asie, si le Japon est en tête avec 4 villes dans le Top 10 (Tokyo 1er, Nagoya 4e, Yokohama 6e, Kobe 10e) les villes chinoises sont celles qui progressent le plus dans le classement mondial, le prix des biens et services ayant augmenté de 9% dans le pays cette année: Pékin est 35e, Shanghai 41e.

Avec un taux dinflation du panier de biens et services qui a presque doublé sur les douze derniers mois, les villes australiennes deviennent aussi de plus en plus chères, relève l'étude. Sydney est désormais la 15e ville la plus chère au monde pour les expatriés alors qu'elle était 157e il y a trois ans.

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Le premier constructeur mondial d'engins de chantier, l'américain Caterpillar, va investir 210 millions de dollars en Inde pour augmenter ses capacités de production, avec notamment la construction d'un nouveau site, selon un communiqué publié mercredi par le groupe.

Le groupe investira 150 millions de dollars pour la construction d'une usine de production de moteurs diesel Perkins, dont le site n'a pas encore été choisi, et 62 millions pour l'extension des capacités de son usine de Madras (Chennai) qui produit des camions tous-terrains.

Caterpillar souligne que "ces nouveaux investissements entrent dans l'objectif du groupe de devenir leader du secteur en Inde". Ils s'ajoutent à un premier investissement de 108 millions de dollars annoncé l'an dernier par l'entreprise américaine sur son site de Madras.

"Le gouvernement indien a engagé un programme de grands travaux, visant notamment la construction d'infrastructures routières. Caterpillar et ses concessionnaires continuent à investir pour soutenir cette croissance", indique le président du groupe Rich Lavin dans le communiqué.

Le groupe américain dispose déjà de trois sites de production et d'un centre de recherche et développement en Inde.

Il vise un chiffre d'affaires de 58 milliards de dollars pour 2011, après l'annonce d'un bénéfice net record au troisième trimestre, en hausse de 44%, à 1,14 milliard de dollars.

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La fronde s'amplifiait mercredi en Grèce contre une impopulaire taxe sur l'immobilier imposée pour remplir les caisses de l'Etat au bord de la faillite, à l'approche d'une nouvelle grève générale convoquée par les syndicats pour combattre la politique d'austérité du gouvernement.

Le puissant syndicat d'Electricité de Grèce, Genop-Dei, poursuivait pour le quatrième jour consécutif le blocage des bureaux de l'opérateur d'électricité DEI (ou PPC) chargé de l'envoi des préavis de coupure de courant.

En dépit d'un ordre d'évacuation émis la veille, les manifestants ont poursuivi l'occupation et reçu le soutien de deux importants partis de gauche grecs, le KKE et le Syriza, qui combattent les nouvelles mesures d'austérité.

Une banderole sur la façade des bureaux de DEI indique: "Nous ne couperons pas l'électricité aux pauvres, même s'ils nous jettent en prison".

Plusieurs maires de quartiers populaires d'Athènes encouragent aussi leurs administrés à contester la taxe, destinée à renflouer des finances publiques grecques en piteux état.

Variant de 0,5 à 16 euros par mètre carré en fonction de l'usage et de la localisation du bien immobilier, cet impôt a été imposé en septembre pour regonfler les caisses publiques et amadouer les créanciers du pays, UE, BCE et FMI.

Son impopularité s'explique par le fort taux de propriété en Grèce (plus de 70%) mais aussi par le rôle de protection sociale joué par le patrimoine immobilier dans un pays sans réel Etat-providence.

Le projet de budget 2012 qui doit être approuvé avant le 8 décembre, présente une série de coupes dans les budgets sociaux, prévoit une réduction de 5% des dépenses de l'Etat et une hausse de 7% des rentrées fiscales, mais pas de nouveaux impôts.

Les bailleurs de fonds du pays, l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international ont fait de l'adoption de ces mesures une condition pour le déblocage en décembre d'une tranche de huit milliards d'euros d'aide provenant d'un prêt de 110 milliards accordé à la Grèce en mai 2010.

Les syndicats ont appelé à une grève générale le 1er décembre, la sixième de l'année, contre ce nouveau budget d'austérité.

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Pour la première fois, plus de la moitié des bureaux de la City, le centre financier de Londres, appartient à des propriétaires étrangers, selon une étude de l'université de Cambridge publiée mardi.

La part de ces bureaux entre des mains étrangères atteint désormais 52%, contre moins de 10% en 1980.

L'Allemagne représente le premier investisseur étranger, avec une part de 16% des bureaux du quartier, suivie par les Etats-Unis et le Moyen-Orient.

Leur arrivée a été encouragée par la libéralisation des marchés financiers en 1986 (le "big bang") et l'investissement dans la City est perçu comme sûr en dépit de l'agitation sur les marché financiers, note l'étude.

Toutefois, "la concentration de la propriété rend la City vulnérable aux chocs sur les marchés mondiaux et aux effets de contagion de la crise financière", met en garde l'université.

Avec 72 milliards d'euros de ventes sur la période 2007-2011, l'immobilier professionnel dans l'ensemble de Londres a en outre attiré plus d'investissements que n'importe quelle autre ville, y compris New York, loin devant d'autres centres européens comme Paris (43 milliards) et Francfort (11 milliards).

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Le premier centre commercial éphémère ou "pop-up mall", construit avec des conteneurs, ouvrira en décembre à Londres, ont annoncé jeudi ses promoteurs lors d'une conférence au Mapic, le salon de l'immobilier commercial qui se tient à Cannes (Alpes-Maritimes).

Ce centre, bâti avec une soixantaine de conteneurs dans le quartier londonien de Shoreditch, est prévu pour durer cinq ans, a précisé Roger Wade, directeur de la société Boxpark. Il comportera des restaurants, des boutiques de mode et des activités de loisirs. Ce concept a été créé en partenariat avec les foncières Hammerson et Ballymore.

Boxpark a également annoncé jeudi un partenariat avec la foncière Corio en vue de développer ces centres éphémères en Europe continentale.

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La Commission européenne a donné vendredi son feu vert à la vente par le cimentier français Lafarge de ses activités plâtre en Europe et en Amérique du Sud au groupe belge Etex.

Les deux groupes "ne sont pas des concurrents directs et la transaction n'altèrera pas de manière significative la structure du marché", explique la Commission. Par conséquence, ce rachat "ne suscite pas d'inquiétude en termes de concurrence".

Lafarge Plâtre, présent dans plusieurs pays européens (France, Allemagne, Royaume Uni, Espagne notamment) ainsi qu'en Amérique du Sud, produit des plaques de plâtre mais aussi du plâtre en poudre, des enduits à joints ou des carreaux de plâtre.

Etex produit des matériaux et des systèmes de construction de haute performance.

La cession de Lafarge Plâtre à Etex, qui devrait permettre au cimentier français de toucher 850 millions d'euros et de conserver 20% dans la nouvelle entité, s'inscrit dans le cadre de la stratégie de désendettement de Lafarge.

Le groupe vise à réduire cette année de 15% une dette qui dépasse 14 milliards d'euros. Il a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 16,2 milliards d'euros.

Etex a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 1,95 milliard d'euros, selon des chiffres publiés sur son site internet.

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Le numéro un mondial de la peinture AkzoNobel a annoncé jeudi son intention de construire une nouvelle usine de peinture, à Changzou, dans l'est de la Chine et investira 60 millions d'euros pour cette construction.

"Le projet va augmenter la capacité d'environ 25 millions de litres et devrait être opérationnel au début de l'année 2014", a indiqué le groupe néerlando-suédois dans un communiqué.

Selon un porte-parole de la société, Oskar Bosson, il est encore trop tôt pour pouvoir estimer le nombre d'emplois qui seront créés par cette nouvelle construction, mais cela sera au minimum "plus d'une centaine" au début de l'activité.

"Le marché des peintures automobiles en Chine va sûrement encore monter en flèche dans les prochaines années et cet investissement va nous permettre de capturer notre part de cette croissance", a déclaré Jim Rees, directeur de la branche peintures automobiles, cité dans le communiqué.

Cette usine est destinée à répondre à la demande chinoise, après l'acquisition en 2010 de la marque chinoise Prime Automotive.

Actuellement, le groupe importe en Chine une grande partie de sa production depuis d'autres usines situées en Asie, "particulièrement depuis l'Indonésie", a précisé le porte-parole.

Selon lui, cette usine permettra donc de répondre à la demande chinoise, tout en étant situé "au centre du business de la peinture en Chine".

AkzoNobel, qui emploie plus de 55.000 personnes à travers le monde, dont 6.700 en Chine, produit de nombreux types de peintures décoratives ou industrielles pour, entre autres, les avions, les bateaux, les téléphones mobiles et les machines à laver.

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La Chambre des députés italiens a décidé jeudi, en accord avec le gouvernement de Silvio Berlusconi, de mettre un terme au financement du chantier controversé du pont sur le détroit de Messine, entre la Sicile et l'Italie continentale.

Proposée par un parti d'opposition, l'IDV, une motion de "suppression des financements que le gouvernement a prévus pour la réalisation du Pont de Messine, soit au total 1,77 milliard d'euros", a été approuvée par les députés, avec l'accord du gouvernement aux prises avec une crise financière qui l'a contraint à des mesures d'austérité draconiennes et à des coupes dans tous les budgets.

Ce pont, d'un coût prévu de 6 milliards d'euros, devait s'étendre sur près de 3,7 km de long et se situer à 64 mètres au-dessus de la mer.

L'idée de relier la Sicile au reste du continent est vieille de plusieurs décennies mais elle peinait à trouver une solution viable.

Le projet de pont avait été relancé par le gouvernement Berlusconi élu en 2001 puis annulé par celui de centre-gauche de Romano Prodi en 2006. Pendant sa campagne pour les législatives d'avril 2008, M. Berlusconi avait promis que ce projet ne serait pas abandonné et avait annoncé de nouveaux financements, dont une enveloppe de 1,3 milliard d'euros en 2009.

Le 19 octobre dernier, la Commission européenne avait exclu ce pont des ouvrages considérés prioritaires et stratégiques pour le développement des transports dans l'UE.

Quelques jours plus tôt, le 16 octobre, le ministre italien des Transports Altero Matteoli avait assuré que ce pont serait réalisé "indépendamment d'un éventuel financement par l'Union européenne car les ressources seront trouvées sur le marché" des entreprises privées.

"Le pont reste pour le gouvernement une priorité essentielle pour le développement du système des transports en Italie", avait dit le ministre.

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