Le volume d'ouvertures de centres commerciaux en Europe devrait pâtir de la détérioration de la conjoncture en 2012, après une progression des nouveaux mètres carrés de 26% cette année, selon une étude du conseil en immobilier dentreprise Cushman & Wakefield.

L'étude estime à 6,8 millions les mètres carrés de centres commerciaux inaugurés en Europe sur l'année 2011 si tous les projets arrivent à terme. En 2012, elle prévoit une baisse de 15% du nombre de nouveaux mètres carrés à 5,8 millions.

"La détérioration du climat économique après un été très agité pourrait même amplifier ce recul" l'année prochaine, prévoit Cushman & Wakefield.

"L'exacerbation de la crise de la dette souveraine, avec l'adoption de mesures d'austérité plus ou moins sévères selon les pays, devrait en effet peser sur le moral des ménages", explique l'étude.

Par ailleurs "plusieurs échéances électorales majeures, prévues en 2012 en France, en Espagne et en Russie, pourraient également contribuer à la dégradation du climat politique et social, fragilisant un peu plus l'activité du commerce de détail dans certains pays", relève Christian Dubois, directeur général de Cushman & Wakefield, cité par le communiqué.

"Le contexte semble donc désormais moins porteur pour des enseignes qui, depuis la fin de 2010, avaient revu leurs plans d'expansion à la hausse", ajoute-t-il.

D'ici la fin 2012, la Russie et la Turquie concentrent 41% des ouvertures prévues.

Le volume le plus important d'ouvertures en Europe de l'Ouest se situe en France, même en l'absence de projet géant, notamment en raison d'importants projets d'extension et de redeveloppement de centres commerciaux existants.

"Reflet de la maturité du marché français des centres commerciaux, la tendance à l'amélioration du parc existant devrait s'amplifier dans les années à venir d'autant que ce type d'opérations reste prisé par des opérateurs échaudés par le démarrage difficile de nombreux centres ouverts récemment", relève M. Dubois.

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Le numéro un européen de l'immobilier commercial Unibail-Rodamco a annoncé vendredi l'acquisition d'un centre commercial à Barcelone (Espagne) et la vente de deux actifs à Magdeburg (Allemagne) et à Eindhoven (Pays-Bas).

Le centre commercial Splau, d'une surface de 55.100 m2, dans le sud de Barcelone, a été acquis pour un coût total de 189 millions d'euros auprès du groupe diversifié espagnol Acciona (BTP, services, énergie), indique le communiqué.

Ouvert en mai 2010, ce centre commercial, qui comprend 148 boutiques, un cinéma et 2.800 places de parking, a reçu 7,5 millions de visites lors de sa première année d'ouverture et devrait recevoir entre 9 et 10 millions de visites par an dans les années à venir, ajoute le communiqué.

Unibail-Rodamco complète ainsi son portefeuille de grands centres commerciaux situés dans la région de Barcelone où il possède déjà La Maquinista et Glories.

Le groupe présidé par Guillaume Poitrinal a par ailleurs cédé sa participation de 50% dans le centre Allee-Center Magdeburg en Allemagne à Deutsche Euroshop pour un total d'environ 117 millions d'euros.

Par ailleurs, Unibail-Rodamco a vendu le centre commercial et les bureaux du complexe Piazza Center à Eindhoven pour 109 millions d'euros à un consortium composé de Wijs & van Oostveen Vastgoed, TB Investments et Condo Inventures.

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La crise de la dette européenne "déprime l'économie et les perspectives du marché immobilier", estime le Royal Institute of Chartered Surveyors (RICS), une des plus importantes associations internationales des métiers de l'immobilier, dans un communiqué publié mercredi.

Pour le RICS, "il n'y a pas que la tension liée à la dette souveraine en Europe périphérique qui crée un stress dans le secteur bancaire ailleurs en Europe (Allemagne, France etc..), mais également la volatilité financière élevée du marché qui pèse sur les affaires et sur la confiance des consommateurs. Les secteurs de la construction et de l'immobilier de la région vont en souffrir".

"L'augmentation de la difficulté du secteur bancaire à se financer se traduit typiquement par un resserrement des conditions de crédit pour les propriétaires et les entreprises. Etant donné l'intensification des obstacles rencontrés par les banques pour trouver des financements depuis juillet, les conditions de crédit devraient se durcir davantage dans les mois à venir", estime le RICS.

Pour cette association, créé en 1868 à Londres et comptant 110.000 membres répartis dans 120 pays, "la détérioration du moral dans les affaires et chez les consommateurs, devrait aboutir à des reports d'investissements et à un échelonnement des dépenses".

"L'effet combiné des conditions de crédits restreintes et de la détérioration du moral auront des conséquences négatives pour les secteurs de l'immobilier et de la construction, déjà à 25% en-dessous de son niveau haut. On ne devrait pas voir rapidement une réelle amélioration, et il y a des risques pour que les prix de l'immobilier, dans toute la région dévissent à nouveau", conclut le RICS.

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Vinci va construire pour 2016 le nouvel hôpital de Nouvelle-Calédonie pour 237 millions d'euros, a annoncé le groupe de BTP mercredi dans un communiqué.

Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie vient de confier à Vinci la réalisation du "médipôle" de Koutio, le nouvel hôpital de Nouvelle Calédonie, qui comprendra 450 chambres et 12 blocs opératoires, indique le communiqué.

Celui-ci regroupera sur un site unique de 20 hectares le nouvel hôpital et lAssociation pour le traitement de linsuffisance rénale (ATIR). Cette première tranche de travaux, dun montant total de près de 237 millions deuros, doit être livrée dans un délai de 46 mois et démarrer en janvier 2012.

Puis seront édifiés sur le même site un pôle de radiothérapie, lInstitut Pasteur de Nouvelle-Calédonie, ainsi quun centre de soins de suite et de rééducation fonctionnelle (CSSR), dont les travaux n'ont pas encore été attribués, a précisé à l'AFP un porte-parole de Vinci.

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Un nouveau pont sera construit à Montréal sur le fleuve Saint-Laurent, pour remplacer celui qui relie la grande ville québécoise à sa banlieue sud, un investissement de cinq milliards de dollars en partenariat public-privé (PPP).

Le ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, a dévoilé un programme de PPP, dont le format reste à négocier avec les partenaires du gouvernement, destiné à remplacer d'ici dix ans le pont Champlain, le plus utilisé au Canada.

Des études avaient remis en cause la sécurité à long terme du pont Champlain, selon des informations ayant filtré au cours des derniers mois dans les médias locaux. Le gouvernement canadien a jugé qu'un nouveau pont était nécessaire, a indiqué le ministère.

L'option d'un tunnel a été écartée, car jugée trop coûteuse.

La construction du pont à péage, doté aussi d'une structure à déterminer pour les transports en commun, doit mener à la création de 30.000 emplois, ont indiqué les autorités. Chaque année, 60 millions de véhicules et onze millions d'usagers des transports en commun empruntent ce pont.

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Le cimentier français Lafarge a annoncé mercredi l'ouverture d'un laboratoire de développement pour la construction durable à Chongqing, dans le centre de la Chine.

"Situé à l'usine Nanshan de Lafarge Shui Ons à Chongqing, ce laboratoire de développement est le premier de sa catégorie ouvert par Lafarge dans le monde", souligne l'industriel dans un communiqué.

Ce laboratoire de 1.000 m2 et 30 techniciens est une ramification du centre de R&D de Lafarge, situé près de Lyon. "Sa mission consiste à développer de nouveaux produits et solutions de pointe dans le domaine des matériaux de construction à destination des clients chinois, en utilisant les matériaux de la région et les conditions locales", poursuit le cimentier.

Lafarge a aussi signé une alliance avec l'université de Chongqing, qui prévoit des programmes de formation et de recherche avec des étudiants en doctorat axés sur les progrès technologiques des matériaux de construction.

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Le parlement grec a adopté mardi soir un amendement imposant en urgence une nouvelle taxe immobilière controversée pour combler les déficits publics et respecter les objectifs budgétaires du pays, au coeur de la crise de la dette et de la zone euro.

La taxe, qui fait partie des mesures d'austérité imposées par les créanciers de la Grèce, a provoqué un tollé en Grèce où plus de 70% des habitants sont propriétaires. Elle a été adoptée après un vote nominatif au cours duquel seule la majorité socialiste a voté en sa faveur (155 voix sur 297 présents) tandis que tous les partis d'opposition ont voté contre.

"L'important c'est d'arriver à atteindre les objectifs budgétaires de 2011 et de 2012", a indiqué au parlement le ministre des Finances Evangélos Vénizélos, peu avant le début du vote.

Selon le ministère grec des Finances, la valeur totale de l'immobilier grec pèse quelque 400 milliards d'euros, soit un ordre de grandeur équivalent à celui de la dette publique grecque (plus de 350 milliards d'euros en 2011).

La taxe, qui portera sur environ 562 millions de mètres carré construits, ne représente que "0,2% de la valeur réelle de l'immobilier, un fardeau complètement tolérable", estime le ministère.

M. Vénizélos s'est engagé la semaine dernière à exempter les chômeurs de longue durée de cette taxe, à condition que l'ensemble de leurs revenus familiaux ne soient pas supérieurs à 12.000 euros et que la valeur de l'immobilier qu'ils détiennent ne soit pas supérieure à 150.000 euros".

Cette taxe d'urgence, imposée pour rattraper le dérapage du déficit public en 2011 par rapport à l'objectif initial, devait initialement toucher l'ensemble des contribuables, chômeurs compris, à l'exception des églises et monastères de l'église orthodoxe -deuxième propriétaire foncier du pays-, des clubs de football amateur et des hôtels.

La mesure a provoqué un tollé dans le pays, qui subit une récession pour la troisième année consécutive et se trouve soumis à une série de mesures d'austérité successives depuis deux ans.

Le gouvernement a annoncé cette mesure il y a dix jours, sous pression des créanciers du pays, l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), qui avaient constaté un dérapage des comptes du pays et un trou de deux milliards d'euros.

Elle a été suivie par une série d'autres mesures d'austérité, dont l'instauration de chômage technique pour 30.000 employés des sociétés publiques d'ici fin 2011, la baisse du seuil minimum d'imposition sur le revenu à 5.000 euros et la réduction des retraites supérieures à 1.200 euros.

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Les prix des logements aux Etats-Unis sont restés stables en juillet par rapport à juin, selon l'enquête Case-Shiller publiée mardi par Standard and Poor's.

En données corrigées des variations saisonnières, les prix des logements à la vente dans les vingt plus grandes métropoles américaines n'ont pas varié par rapport au mois précédent pour le deuxième mois d'affilée, a indiqué l'agence de notation dans un communiqué.

L'étude révèle néanmoins qu'enjuillet, les prix ont baissé dans la moitié des agglomérations couvertes par l'enquête, qu'ils sont restés stables dans deux métropoles et qu'ils n'ont augmenté que dans huit autres.

En glissement annuel, l'indice Case-Shiller a continué de baisser, de 4,1% par rapport à juillet, soit un peu moins que ne le pensaient les analystes, dont la prévision médiane donnait une baisse de 4,5%.

L'indice reste très proche de son point bas touché en mars et évolue à des niveaux correspondant à ceux qui étaient les siens en 2003.

"Nous sommes encore loin d'une reprise durable" des prix des logements, notent les auteurs de l'étude.

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Les ménages américains se débattent face à une conjoncture très difficile, sans véritable espoir de voir leur situation s'améliorer à court terme, selon deux indicateurs économiques publiés mardi aux Etats-Unis.

L'indice de confiance des consommateurs établi par le Conference Board est resté particulièrement faible en septembre après sa chute du mois précédent.

Cet indicateur n'a progressé que de 0,2 point pour s'établir à 45,4, alors que l'estimation médiane des analystes le donnait à 46,6.

Le moral des ménages est encore très loin de son niveau de juillet (59,2). "Fondamentalement, il n'a pas varié", écrit le Conference Board, pour qui "le pessimisme qui s'était emparé des consommateurs le mois dernier a gagné du terrain en septembre".

"Les attentes des consommateurs, qui s'étaient effondrées en août, n'ont affiché qu'une progression marginale", note cet institut privé spécialisé dans les enquêtes de conjoncture.

"De plus, les consommateurs ont exprimé des inquiétudes plus grandes que le mois précédent en ce qui concerne leurs revenus espérés, ce qui est de mauvais augure pour leurs dépenses", ajoute le texte.

Selon l'enquête du Conference Board, la proportion des consommateurs pour qui il est "difficile d'obtenir" un emploi a progressé de 1,5 point par rapport à août et est désormais de 50,0%, et seuls 12,0% des Américains estiment que les offres d'emploi vont augmenter dans les mois à venir.

"La confiance des consommateurs est tombée à des niveaux dignes d'une récession", note Chris Christopher, du cabinet d'analystes IHS Global Insight.

Pour lui la seule bonne nouvelle est que l'indice du Conference Board ne soit pas tombé davantage en septembre.

Le moral des ménages reste "déprimé", juge son confrère Peter Newland, de Barclays Capital, pour qui les chiffres officiels de la consommation pour le mois d'août devraient permettre vendredi de se faire une idée de la relation entre la chute de la confiance du mois dernier et le niveau des dépenses des Américains.

La confiance des consommateurs ne semble pas en mesure de s'améliorer rapidement, vu les difficultés persistantes du marché du logement dont a témoigné mardi l'enquête Case-Shiller publiée par Standard and Poor's.

Celle-ci indique que les prix des logements à la vente dans les vingt plus grandes métropoles américaines se sont stabilisés en juillet pour le deuxième mois d'affilée (en données corrigées des variations saisonnières par rapport au mois précédent).

En glissement annuel, néanmoins, l'indice Case-Shiller a continué de baisser, de 4,1%.

Très proche de son point bas touché en mars, l'indice évolue à des niveaux correspondant à ceux qui étaient les siens en 2003. "Nous sommes encore loin d'une reprise durable" des prix des logements, notent les auteurs de l'étude.

Dans un pays où les deux tiers des ménages sont propriétaires de leur habitation, la faiblesse des cours du logement a un effet direct sur le patrimoine des Américains, et donc sur leur propension à consommer.

Or plusieurs analystes estiment que la stabilisation des prix en glissement mensuel ne devrait pas durer.

Ian Shepherdson, du cabinet HFE, prévoit ainsi "de nouvelles baisses de prix d'ici à la fin de l'automne", mais pas un "nouvel effondrement" du marché.

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Les ventes de maisons individuelles neuves ont reculé en août pour le quatrième mois d'affilée aux Etats-Unis, selon des chiffres publiés lundi à Washington par le département du Commerce.

La baisse s'est accentuée puisqu'elle a atteint 2,3% par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières, après un recul de 0,3% en juillet, a indiqué le ministère.

Selon ses chiffres, les ventes de maisons neuves se sont établies à 295.000 transactions en rythme annualisé en août, soit un peu plus haut que les 293.000 correspondant à la prévision médiane des analystes.

En glissement annuel, les ventes de maisons neuves ont progressé de 6,1%, a indiqué le ministère.

Néanmoins, avec la dégradation des derniers mois, son indice des ventes publié depuis 1963 se rapproche de son record de faiblesse de 281.000 transactions en rythme annualisé touché en février.

Le nombre de maisons neuves à vendre à la fin du mois a encore baissé pour tomber à 162.000 et effacer son record de faiblesse du mois précédent.

Le prix médian des transactions a chuté de près de 9% par rapport au mois de juillet, et est retombé à 209.100 dollars, son niveau le plus faible depuis le mois d'octobre.

L'immobilier neuf aux Etats-Unis souffre de l'abondance de biens récents, construits lors de la dernière bulle immobilière (2003-2007), et de l'inondation du marché par les logements saisis vendus à des prix cassés.

La réduction progressive du stock de logements neufs à vendre doit poser les bases d'une reprise de la construction si tant est que la purge des saisies s'achève et que la demande se redresse, ce qui n'est toujours pas vraiment le cas malgré la faiblesse des taux immobiliers.

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