Le secteur des travaux publics en France a enregistré en 2010, avec un chiffre d'affaires de 38,7 milliards d'euros, un recul de 1,4% par rapport à 2009 mais espère progresser de 2,5% en 2011, a annoncé lundi la Fédération nationale des travaux publics (FNTP).

"Les conditions d'une reprise franche ne sont pas réunies. L'ambiance n'est pas très rose malgré des perspectives plus favorables", a déploré Patrick Bernasconi, le président de la FNTP, lors d'une conférence de presse.

Le secteur a en effet bien démarré l'année avec une progression en janvier des travaux de 10,3% par rapport au mois correspondant de 2010, il est vrai perturbé par de fortes intempéries, et même de +4,6% par rapport à celui de 2009.

Les marchés conclus sont également en forte hausse, de près de 20% en valeur, par rapport à ceux d'il y a un an.

Mais le secteur doit faire face à la forte hausse des prix des matières premières, notamment le pétrole (+40,6% en un an), dont les dérivés entrent dans la composition de nombreux matériaux des TP, principalement le bitume pour les routes.

Autre motif d'inquiétude: le projet de schéma national des infrastructures de transport (Snit) rendu public le 28 janvier par le gouvernement pour les 25 prochaines années.

"Il n'est pas financé", affirme M. Bernasconi pour qui il faudrait que "l'Etat investisse en moyenne 3,4 milliards d'euros par an" alors qu'"il n'en fera en 2011 qu'au mieux 2,2 milliards".

La FNTP s'inquiète plus particulièrement des déclarations, le 1er mars, du secrétaire d'Etat aux Transports Thierry Mariani estimant que "si 70% des projets du Snit étaient réalisés, ce serait un succès".

Surtout que l'appel d'offres remporté par l'italien Autostrade pour la mise en oeuvre de l'éco-taxe pour tous les camions de plus de 3,5 tonnes, soit environ 600.000 camions français et 200.000 étrangers, sur les 12.000 km de routes nationales et 2.000 km de routes départementales, a été annulé le 11 mars.

"Ce qui va décaler dans le temps la mise à disposition de nouvelles ressources", regrette le président de la FNTP.

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La présence du syndic de copropriété aux réunions du conseil syndical ne trouble pas son fonctionnement, d'après la Cour de cassation.

Les réunions du conseil syndical peuvent donc se dérouler non seulement dans les bureaux du syndic mais également en sa présence.

Cette présence n'est pas de nature, d'après les juges, à empêcher le conseil syndical, c'est-à-dire les représentants élus des copropriétaires, d'exercer leur mission de "contrôle" de la gestion de ce syndic.

Un copropriétaire soutenait le contraire, affirmant que la loi interdit justement au syndic d'être membre du conseil syndical pour que ce dernier puisse délibérer librement.

Le conseil syndical peut prendre des décisions de contrôle du syndic qui peuvent notamment aller jusqu'à la convocation de l'assemblée générale. Pour ce copropriétaire, la présence du syndic aux délibérations, de nature à peser sur l'expression des membres du conseil syndical, pouvait entraver le fonctionnement de ce conseil.

Aucun texte légal ou réglementaire ne s'oppose à cette présence du syndic, a répondu la Cour.

(Cass. Civ 3, 2.3.2011, N° 266).

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Didier Ridoret a été réélu vendredi pour un second mandat de trois ans à la présidence de la Fédération française du Bâtiment (FFB), a annoncé la principale organisation patronale du secteur.

Agé de 59 ans, M. Ridoret, réélu à l'unanimité par le conseil d'admnistration de la FFB, est cogérant d'entreprises de menuiserie situées dans la région Poitou-Charentes.

"Nous ferons tout pour développer nos marchés, défendre nos prix, protéger nos entreprises et nos salariés. Nous serons aussi les derniers défenseurs du travail manuel fondé sur des gestes maîtrisés, enrichi des technologies les plus modernes, ouvert à l'intelligence et à l'initiative" a déclaré M. Ridoret après sa réélection, cité par le communiqué.

Pour M. Ridoret, il faut notamment "maintenir la TVA à taux réduit (à 5,5% pour les travaux de rénovation, ndlr), accompagner l'évolution des métiers et répondre aux énormes besoins en logements confortables et adaptés".

La FFB regroupe 57.000 entreprises dont 42.000 artisans. Ces entreprises réalisant les deux tiers des 129 milliards d'euros de chiffre d'affaires (hors taxes) réalisés par le secteur en 2010. Elles emploient les deux tiers des 1,2 million de salariés du bâtiment.

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Les riches chinois sont depuis quelques mois à la recherche de biens immobiliers d'exception à Paris, affirme Thibault de Saint Vincent, le président de l'agence spécialisée Barnes.

"Paris a été sélectionnée par les acheteurs internationaux de l'immobilier haut de gamme au même titre que Londres, Genève ou New-YorK", souligne auprès de l'AFP M. de Saint Vincent pour expliquer cet intérêt pour la capitale française de la part de clientèle fortunée chinoise qui dispose de beaucoup de "cash".

Le président de Barnes cite notamment le cas de la 40e fortune chinoise, ayant investi en France, à la recherche d'un hôtel particulier, aux environs de 10 millions d'euros, pour recevoir et également héberger certains cadres de ses sociétés.

Le marché de l'immobilier parisien de prestige, qui a vu ses prix s'envoler de 20% en 2010, bénéficie également du retour de la clientèle russe qui avait déserté la capitale suite à la crise financière.

Au dessus d'une limite de 20.000 euros/m2, soit 2 millions pour un 100m2, la quasi-totalité (85%) des acquéreurs de ces biens sont des étrangers car ceux-ci bénéficient de régimes fiscaux plus avantageux que les Français.

Le président de Barnes cite toutefois le cas d'un Français, résident en Suisse, qui vient d'acquérir une propriété de 17 millions d'euros, et d'une famille, importante actionnaire d'un groupe du CAC 40, qui a acheté 21 millions d'euros un hôtel particulier de 800 m2 (plus un jardin de 600 m2) à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Mais suite aux évènements au Moyen-Orient, Barnes envisage pour 2011 une certaine stabilité des prix mais pas de véritable baisse car l'immobilier parisien dispose toujours, selon de M. de Saint Vincent, de "statut de valeur refuge" au moment où les placements en Bourse apparaissent moins intéressants.

En 2010, Barnes, le deuxième intervenant du secteur derrière Daniel Féau, a réalisé un chiffre d'affaires de 15 millions pour un volume d'affaires de 450 millions d'euros. Cette année, Barnes, qui compte trois agences à l'étranger à Londres, New-York et Miami, va ouvrir deux nouvelles agence à Deauville et Saint-Tropez.

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Le décret fixant les règles de répartition des dépôts du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) a été publié jeudi au Journal officiel (JO).

Ce décret avait fait l'objet d'un vif débat entre la Caisse des dépôts (CDC) et les banques, chacun cherchant à conserver une part plus importante des sommes placées sur le Livret A et le LDD.

Selon le texte, les banques continueront de collecter la totalité des dépôts sur ces deux produits pour en céder 65% environ à la CDC, à partir du 16 mars, date officielle de son entrée en vigueur.

Le décret ne fixe pas d'objectif chiffré concernant la part des dépôts du Livret A et du LDD qui doivent être gérés par la CDC.

Il instaure néanmoins un seuil d'alerte, situé à 135% du volume des prêts accordés par la CDC au logement social.

Si ce seuil est atteint d'ici 2016, CDC, banques et gouvernement referont le point, sans doute pour relever la part de la Caisse.

Et si, en 2016, la part de la CDC n'a pas atteint 70%, les parties seront également amenées à se revoir, là encore sans doute pour renforcer la part de la Caisse.

Quant à la rémunération que les banques recevront en échange de l'apport de fonds du Livret A et du LDD à la CDC, elle va passer, en moyenne, de 0,6% à 0,5%.

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Le groupe de BTP autrichien Wienerberger, leader mondial de la brique en terre cuite, a annoncé jeudi l'acquisition de la petite entreprise familiale belge Heylen Bricks, pour un montant non dévoilé.

La société basée à Veldwezelt, une ville proche de la frontière avec les Pays-Bas, emploie 39 salariés et a réalisé un chiffre d'affaires de quelque 6,2 millions d'euros en 2010, précisé le groupe autrichien.

"Comme nous l'avons indiqué, nous souhaitons nous renforcer dans nos métiers de base grâce à de petites acquisitions qui apportent de la valeur ajoutée, et cette transaction est un nouveau pas dans cette direction", a indiqué le président du directoire de Wienerberger, Heimo Scheuch, cité dans un communiqué.

Wienerberger a réalisé l'an passé un chiffre d'affaires de 1,74 milliard d'euros, pour une perte nette de 34,9 millions liée à la déprime persistante du secteur du bâtiment. Le groupe emploie quelque 11.800 salariés dans le monde.

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L'argument de la mixité sociale "est une excuse pour ne pas agir", a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu, après la décision de l'organisme HLM Plaine Commune Habitat d'exonérer les locataires qui devraient s'en acquitter du surloyer imposé par la loi Boutin de 2009.

"La mission première du parc social, sa raison d'être, qui justifie des financements publics importants, est de loger les plus modestes mais aussi ceux qui pour de multiples raisons ne trouvent pas de logement sur le marché", affirme M. Apparu dans une déclaration à l'AFP.

M. Apparu indique qu'il "ne (peut) pas accepter que des personnes fragiles payent des loyers élevés dans le parc privé pendant que des personnes qui ont vu leur situation évoluer positivement se maintiennent dans des logements sociaux".

Le principal bailleur social de la communauté de communes de Plaine Commune (Seine-Saint-Denis), qui compte entre autres la ville de Saint-Denis, avait annoncé mercredi qu'il appliquerait une exonération de ces surloyers car elle lui "semble nécessaire pour maintenir la mixité sociale".

La loi MOLLE, dite loi Boutin, adoptée en février 2OO9, prévoyait entre autres mesures l'application d'un surloyer social pour les locataires à partir de 20% de dépassement des plafonds de revenus, contre 60% auparavant.

L'Union sociale pour l'habitat (USH) indique de son côté qu'elle ne commente pas les décisions et arbitrages d'un organisme HLM dès lors que ceux-ci sont conformes à la loi.

Pour l'USH "les décisions éventuelles de ne pas appliquer le SLS (surloyer de solidarité) s'inscrivent ainsi dans les politiques locales de l'habitat, en fonction des spécificités locales, et ne sauraient être évaluées à l'aune de critères généraux et abstraits".

Aujourd'hui, moins de 4% des locataires sont susceptibles de payer un SLS, soit 143.000 familles sur les 4,2 millions de ménages logés en HLM, indique l'USH. Seulement 0,3% des ménages logés dans le parc social dépassent deux fois les plafonds de ressources HLM, soit 10.000 familles, affirme l'USH.

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Moratoire PV, baisse du crédit d’impôt, modification des tarifs d’achat, les Français peuvent-ils encore produire de l'électricité verte ?
 André Joffre, Président de Qualit'EnR, fait le point sur le photovoltaïque chez les particuliers...



"Depuis un an, le photovoltaïque traverse des zones de turbulences. Même si les particuliers ne sont pas directement
touchés par le moratoire, puisque il ne concernait pas les installations inférieures à 3 kilowatts, le climat général autour du photovoltaïque, qui a propulsé les acquéreurs d‘installations du statut de protecteur de l’environnement au rang de vilains spéculateurs, a totalement freiné l’ardeur des particuliers et cela n’était pas prévu par les pouvoirs publics.

Pourtant il existe des points positifs :

  • Le marché du PV est passé en quelques mois, non sans douleur pour les entreprises, de "l’enfance” à la “maturité”.

  • Les baisses du crédit d’impôt en septembre et en janvier ont réduit le nombre de vendeurs d’aides publiques, ce qui a permis d’assainir le marché.

  • Les prix des systèmes complets sont orientés à la baisse car les installateurs ont répercuté les réductions de prix des modules, en partie compensées, il est vrai, par la hausse du prix du cuivre.

Le photovoltaïque est une technologie sérieuse et fiable, à condition d’être mise en oeuvre par les vrais professionnels, comme c’est le cas des installateurs QualiPV. Nous avons aujourd’hui toutes les cartes en main pour transformer ce marché de niche en marché de masse. Il faudra communiquer positivement et poursuivre l’effort qui a été engagé par tous.


Ce qui est fondamental dans une démarche qualité comme QualiPV, c’est la satisfaction des clients. Aujourd’hui, d’après les premiers résultats des audits, la quasi-totalité (98,2%*) des particuliers s’est déclarée satisfaite ou très satisfaite de la qualité du travail de leur installateur QualiPV ! Un chiffre qui tord le cou à certaines idées reçues et pas mal de rumeurs savamment entretenues…".

 

 

*76.7% se sont déclarés très satisfaits et 21.5% satisfaits de la qualité du travail effectué.
Base : 733 audits, 89% des particuliers ayant répondu à cette question.


Lors de leur rencontre avec le chef du gouvernement le 10 mars, le président et les vice-présidents de l’UPA mettront l’accent sur la principale voie à suivre pour favoriser l’emploi et notamment l’emploi des jeunes : la baisse du coût du travail. 

Bien que ce coût du travail demeure plus élevé en France que dans la plupart des pays occidentaux, des voix s’élèvent pour remettre en cause, contre toute évidence, l’efficacité en matière d’emploi, des allègements généraux de charges sur les salaires compris entre 1 et 1,6 SMIC.

Il est urgent de graver dans le marbre ces allègements. Les chefs d’entreprise ont en effet besoin de la garantie que ces exonérations ne seront pas abandonnées sur l’autel de la rigueur budgétaire. Une indication contraire inverserait pour longtemps le mouvement d’embauches, en particulier dans les 1 200 000 entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité qui ont créé plus de 600 000 emplois supplémentaires en 10 ans (1998-2008).


Les diagnostiqueurs préconisent des mesures contre les "pressions" qu'ils subissent de la part des acquéreurs de logements et des agents immobiliers pour modifier les diagnostics de performance énergétique (DPE), épinglés par UFC-Que Choisir pour leur manque de fiabilité.

"Des pressions extrêmement importantes ont lieu de la part des acquéreurs et de la profession immobilière pour modifier les classements des diagnostics en leur faveur", a dénoncé mercredi Serge Muller, vice-président de la Fédération du diagnostic immobilier (Fidi), le plus important syndicat du secteur.

"Ce phénomène reste marginal mais prend de l'ampleur depuis le début de l'année" parce que toutes les annonces immobilières, y compris celles des particuliers, doivent afficher les résultats du DPE, conformément à la la loi Grenelle 2, a affirmé M. Muller lors d'une conférence de presse.

Pour la Fidi "la dépendance du montant du nouveau prêt à taux zéro PTZ+ au classement énergétique entraîne une pression intolérable des propriétaires, de leurs mandataires éventuels et des acquéreurs sur les diagnostiqueurs". Il s'agit "+d'arranger+ le DPE pour bénéficier du montant maximal du PTZ+".

Aussi la Fidi réclame une "dégressivité moins forte" du PTZ+ et une responsabilisation de l'acquéreur en lui retirant les avantages de ce prêt "en cas de fausse déclaration de la classe énergie" du logement.

Obligatoire depuis le 1er novembre 2006 pour les ventes de logements et le 1er juillet 2007 pour les locations, le DPE permet de connaître les consommations d'énergie et de favoriser leur maîtrise, en classant les biens en sept catégories de A (50 kiloWattheures/mètre carré/an, soit 250 euros de dépenses) à G (450 kWh/m2/an, 2.250 euros).

L'association de consommateur l'UFC-Que Choisir avait dénoncé le mois dernier le manque de fiabilité des DPE, affirmant qu'en fonction de l'entreprise de diagnostic, une même maison peut être classée en classe C, D ou même E, soit une facture énergétique annuelle variant de 1.000 à 1.800 euros.

© 2011 AFP


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