Patrick Fauchon (PS), maire de Flamanville (Manche), où EDF a deux réacteurs et en construit un troisième, a plaidé lundi pour une indemnisation des riverains de centrales nucléaires qui veulent vendre leur maison, après les questions posées par la catastrophe de Fukushima.

"Certains peuvent se poser la question de savoir s'ils continuent à vivre auprès d'une centrale. Quelles peuvent être les indemnisations si la personne veut vendre sa maison ? La question est légitime", a dit M. Fauchon.

"Une société comme la nôtre doit apporter des réponses par exemple en termes d'indemnisation", a insisté l'élu de cette commune en bord de mer lors d'une commission locale d'information (CLI) de la centrale qui se trouve à 12,40 m au-dessus du niveau de la mer.

Cette réunion exceptionnelle de la CLI, qui regroupe EDF, élus, experts et antinucléaires, a été convoquée pour faire le point sur la sûreté de la centrale après la catastrophe de Fukushima.

Les deux réacteurs en fonctionnement à Flamanville, commune de 1.800 habitants, emploient 670 personnes. En outre, 3.800 personnes travaillent sur le chantier de construction du réacteur de troisième génération EPR.

Après les exposés d'EDF sur ce thème, M. Fauchon a estimé que "l'ensemble des experts et des autorités japonaises auraient pu faire les mêmes présentations qu'aujourd'hui à la veille de l'accident" de Fukushima.

Pierre Barbey, vice-président de l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'ouest (ACRO), un des deux laboratoires spécialisés indépendants en France, a en particulier regretté que les scénarios de gestion de crise évoqués par EDF ne portent que sur 12 ou 24 heures, alors que Fukushima a montré qu'une crise pouvait durer beaucoup plus longtemps.

© 2011 AFP


Bouygues, qui pilote le génie civil sur le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche), a indiqué vendredi que "les non-déclarations d'accidents" sur lesquelles enquête l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) "ne sont pas le fait de l'entreprise mais relèvent d'initiatives personnelles".

"Pour éviter que ce type de situation ne puisse se reproduire, Bouygues Construction a rappelé la procédure de déclaration des accidents du travail", a souligné le groupe dans un communiqué.

Bouygues répond ainsi aux syndicats CFDT et CGT d'EDF, le maître d'oeuvre sur le chantier, qui l'accusent de faire pression sur les salariés pour qu'ils ne déclarent pas les accidents. Selon la CFDT, le chantier emploie 3.256 personnes hors EDF, avec un tiers d'intérimaires et un tiers d'étrangers.

"20 personnes sont totalement dédiées à la sécurité sur le chantier et les consignes sont régulièrement rappelées", ajoute le groupe de BTP.

Selon les syndicats, l'inspecteur du travail de l'ASN les a informés qu'une dizaine d'entreprises sur le chantier étaient concernées.

Le responsable de la communication de Bouygues construction n'était pas joignable dans l'immédiat pour plus d'information.

Jeudi, l'ASN a indiqué enquêter sur une sous-déclaration des accidents du travail sur le chantier, qui pourrait être de l'ordre d'un accident sur quatre.

Le gendarme nucléaire n'exclut pas de saisir la justice dans les semaines à venir lorsque son enquête sera terminée.

Une enquête préliminaire est par ailleurs en cours sous la houlette du parquet de Cherbourg, après le décès le 24 janvier sur le chantier d'un intérimaire de 37 ans, père de quatre enfants.

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Deux ans après le vote de la loi Grenelle I, le Grenelle Environnement a permis une réelle évolution des mentalités de tous les Français, élus, entreprises et citoyens, en matièred’écologie. Grâce à la mobilisation de tous, il s’inscrit au fur et à mesure un peu plus concrètement dans le quotidien de chacun.

Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie,du Développement Durable, des Transports et du Logement, s’est engagée à faire de l’année2011 « l’année de la maturation du Grenelle et celle de la mise en oeuvre des investissements ». Parce que 81% des Français souhaitent être mieux informés sur les mesures issues du GrenelleEnvironnement1, la ministre a également souhaité communiquer plus régulièrement sur lesréalisations concrètes et leur impact sur la vie des Français.

Pour tout savoir sur le Grenelle Environnement et ses réalisations Eco-prêt à taux zéro, bonus-malus automobile, expérimentation de l’affichage environnemental, doublement des transports urbains en site propre, …La mise en oeuvre des engagements du GrenelleEnvironnement se traduit par plusieurs mesures concrètes qui s’ancrent dans notre quotidien.

Pour permettre à chacun de suivre au quotidien l’actualité du Grenelle Environnement (les actions, lesdécrets, les manifestations,…), rendez-vous sur l’Agenda du Grenelle : www.legrenelleenvironnement.fr, rubrique Agenda.

La newsletter bimensuelle Planète Grenelle a également pour objectif d’informer régulièrement sesabonnés sur les réalisations et avancées du Grenelle en matière de politique du logement, de qualité de l’air, de consommation, d’énergie, etc.

Pour s’inscrire, rendez-vous sur le site du Ministère du Développement Durable, La campagne « Grenelle Environnement : entrons dans le monde d’après » revient sur les écrans.

Lancée en septembre 2009, la campagne « Grenelle Environnement : entrons dans le monde d’après »est construite sur un système de « bascule avant/après », pour illustrer l’émergence d’un nouveaumodèle qui conjugue environnement, progrès et emploi.Le Grenelle Environnement est un programme de transformation positive de notre société : c’est cequ’illustre la campagne. En transformant notre environnement, il transforme également notre économie, et crée de nouveaux métiers et de nouvelles formations.

 

L’ADEME EN BREF

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) est un établissement public sous la triple tutelledu ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, du ministère del’Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l’Economie, des Finances et de l'Industrie. Elleparticipe à la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines de l'environnement, de l'énergie et dudéveloppement durable.Afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale, l'agence met à disposition desentreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public, ses capacités d'expertise et de conseil.Elle aide en outre au financement de projets, de la recherche à la mise en oeuvre et ce, dans les domaines suivants: la gestion des déchets, la préservation des sols, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, la qualité del'air et la lutte contre le bruit. www.ademe.fr.


Alors que le président de la République Nicolas Sarkozy a fait des financements innovants l’une des priorités de sa présidence du G20, Nathalie Kosciusko-Morizet, se rend, 4 jours aux Etats-Unis pour convaincre de leur importance dans les politiques de lutte contre le changement climatique.


Un programme intensif de visite sur le terrain et de rencontres avec des leaders d’opinion représentatifs des milieux de la finance, des think-tanks, de l’industrie et de la presse est organisé.

L’avenir économique se fera par la croissance verte
Depuis le rapport Stern de 2005, la communauté internationale s’accorde sur le fait que l’avenir économique se fera par la croissance verte. Sa mise en oeuvre doit relancer l’économie des pays industrialisés, permettre le développement d’énergies respectueuses de
l’environnement et compétitives, et donner les moyens à tous les pays de lutter contre les changements climatiques.

La question du financement de la croissance verte, notamment dans les pays en voie de développement, est la pierre angulaire de la compétitivité de demain. La Conférence sur le climat de Cancun, en décembre 2010, a déjà acté la création d’un fonds vert pour aider les pays en voie de développement à utiliser les énergies propres et faire face au réchauffement.

En décembre prochain, un nouveau sommet sur le climat se tiendra à Durban en Afrique du Sud. Pour qu’il aboutisse à des avancées significatives, la sensibilisation de tous les acteurs à ces enjeux financiers est une nécessité.

 

Une visite à la Nouvelle-Orléans
Accompagnée d’une délégation de parlementaires, la première partie du déplacement de Nathalie Kosciusko-Morizet sera consacrée à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles. Une semaine à peine après son retour du Japon, frappé par un séisme et un tsunami ayant provoqué une crise nucléaire, Nathalie Kosciusko- Morizet visitera le 9 et 10 avril la Nouvelle-Orléans et sa région, durement touchée en 2005 par l’ouragan Katrina. La ministre s’entretiendra sur place avec des associations, des élus locaux, et des industriels, sur la mise en oeuvre de la reconstruction post catastrophe.

Nathalie Kosciusko-Morizet se rendra à New York le 11 et 12 avril. Elle présidera à New York une conférence de la New York University sur le thème des financements innovants dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Sujet qui sera également au centre de son entretien avec Monsieur Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations-Unies.

Le lendemain, la ministre effectuera une série d’entretiens et de visites sur le terrain, sur le thème des politiques environnementales de la ville. A Newtown Creek, un estuaire en voie de réhabilitation, le Département de la protection de l’environnement présentera sa gestion des eaux en zone fortement polluée et sa politique de traitement des déchets industriels. Le
retour à Manhattan sera l’occasion d’évoquer les politiques de transports de la ville visant à réduire l’émission des gaz à effet de serre. Puis Nathalie Kosciusko- Morizet effectuera une visite du siège de Bank of America, une construction pionnière en matière de respect de l’environnement.


Près de 600 collectivités locales sont engagées en France dans une démarche de développement durable dite Agenda 21, du nom du programme d'actions pour le XXIe siècle adopté par 178 pays en 1992 à Rio, a annoncé mercredi le ministère de l'Ecologie.

Lille, Limoges et Dunkerque font partie de la cinquantaine de collectivités et territoires qui ont rejoint mercredi la liste des Agendas 21 locaux pour avoir mis en place des projets de développement durable avec la participation des citoyens et des acteurs locaux.

Parmi les nouveaux territoires inscrits au programme se trouvent 18 Parcs naturels régionaux (PNR) et 16 autres ont engagé une démarche en ce sens, selon le ministère. Il a souligné que 70% des PNR s'inscrivent ainsi dans une politique de développement durable, respectueuse notamment des écosystèmes.

Dans les autres formes de collectivités, les Agendas 21 engagent au respect des exigences en matière d'agriculture durable, de biodiversité, d'énergie, de transport et d'urbanisme ainsi que de réduction des inégalités.

La France s'est fixée comme objectif de parvenir à un millier d'Agendas 21 locaux à l'horizon 2013.

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Nicolas Sarkozy a dénoncé mardi le "terrorisme qui consiste à dire que tout développement, que toute croissance ou que toute création de richesse est en soi un mal", en évoquant les partisans de la fin du nucléaire ou ceux qui bloquent la construction du canal Rhin-Rhône.

Le président de la République s'exprimait à Nesles (Somme) lors d'une table ronde sur le transport fluvial, au cours de laquelle il a lancé officiellement la dernière phase avant la construction du canal Seine-Nord Europe, un chantier en attente depuis près de vingt ans.

Il a saisi l'occasion pour dénoncer l'arrêt d'un autre projet, celui du canal Rhin-Rhône, stoppé en 1997 par le gouvernement de Lionel Jospin sous la pression des écologistes. De la même façon, il a dénoncé les partisans de l'abandon du nucléaire, après la catastrophe de Fukushima au Japon, alors que l'énergie électrique produite en France est à près de 80% d'origine nucléaire.

"Nous avons une soixantaine de centrales nucléaires. Vous imaginez si nous décidions de les fermer aujourd'hui ? Pour faire comment ? Pour faire qu'il y ait plus de chômeurs ? On aura gagné à ce-moment là !", a-t-il ironisé.

Après Fukushima, "il faut garder son sang-froid. Le vrai débat n'est pas +pour ou contre le nucléaire+, il faut des énergies renouvelables et l'énergie nucléaire. Le vrai débat, c'est celui de la sûreté nucléaire", a-t-il affirmé.

"Et qu'on arrête avec ce terrorisme qui consiste à dire que tout développement, que toute croissance ou que toute création de richesse est en soi un mal", a-t-il lancé.

"Je me battrai pour défendre le nucléaire, parce qu'il n'y a pas d'énergie alternative en l'état actuel des choses, sauf à dire aux Français qu'ils vont maintenant se chauffer et s'éclairer à la bougie", a-t-il insisté.

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Alors que les pouvoirs publics, tenant compte de la seule contrainte financière, ont publié le 5 mars un nouvel arrêté tarifaire photovoltaïque et annoncé leur volonté de limiter à 500 MW le volume annuel d’installations, l’actualité énergétique mondiale de ces dernières semaines met à nouveau sous le feu des projecteurs l’énergie photovoltaïque et ses vertus. SER-SOLER propose, dans ce nouveau contexte, un déplafonnement rapide des 500 MW.Les décisions des pouvoirs publics, prises après trois mois de concertation avec les acteurs du secteur, n’ont retenu aucune de leurs propositions. Celles-ci s’appuyaient sur un scénario qui, sans constituer une charge trop lourde pour la collectivité, permettait le développement de la filière solaire française, depuis la production des équipements jusqu’à leurs installation.Les décisions récentes de nombreux pays concernant l’évolution de leur mix énergétique confirment la place stratégique que va être amenée à jouer l’énergie solaire. L’industrie française peut y prendre toute sa place.

Forte de son expertise en matière de R&D et de développement de projets, la filière photovoltaïque française peut jouer un rôle important si le Gouvernement accepte de revoir un certain nombre des dispositions prises le 5 mars,  comme la contrainte de 500 MW maximum installés chaque année dont 300 MW d’appels d’offres.

Les acteurs de la filière espèrent également voir modifier le mécanisme de dégressivité trimestrielle du tarif d’achat défini dans l’arrêté. Enfin, ils demandent, une fois encore, une simplification des procédures administratives qui ralentissent lourdement l’avancée des projets.Ces mesures nuisent considérablement au développement de l’énergie solaire photovoltaïque sur le territoire français et, par là-même, à la croissance d’une filière industrielle capable de valoriser ses compétences à l’export.Le marché annuel mondial, de 7 000 MW en 2009, a plus que doublé en 2010 avec 16 700 MW installés.

Les prévisions pour 2011 s’élèvent à 21 300 MW*, soit un chiffre d’affaires de l’ordre de 60 milliards d’euros.L’énergie solaire est inépuisable. Le soleil fournit chaque année à la surface de la terre plus de 8 000 fois la quantité d’énergie dont le monde a besoin. Elle est également une énergie respectueuse de l’environnement : elle n’émet aucun gaz à effet de serre, ne produit aucun déchet et les panneaux solaires entrent, après plus de 20 ans de fonctionnement, dans un processus de recyclage, qui permet de fabriquer de nouveaux panneaux.Il s’agit d’une énergie locale, distribuée sur tous les territoires, proche des lieux de consommation.Bien que ses coûts de production soient encore aujourd’hui plus élevés que les énergies conventionnelles, la recherche et développement et les très forts gains de productivité permettront d’atteindre la compétitivité tarifaire dans la décennie.

 

*Source EPIA, Association Européenne de l’Industrie Photovoltaïque




Plus d'un milliard d'habitants de la planète, surtout dans les villes, vont manquer d'eau d'ici 2050 alors que le changement climatique accélère les effets de l'urbanisation, montre une étude publiée lundi aux Etats-Unis.

Cette pénurie menace les conditions sanitaires de certaines grandes métropoles mondiales et présente un risque pour la faune et la flore si les villes pompent l'eau dans la nature, affirme l'étude parue dans les "Proceedings of the National Academy of Sciences".

Si la tendance actuelle à l'urbanisation se poursuit, vers 2050, quelque 993 millions d'habitants de villes auront accès à moins de 100 litres d'eau par jour pour vivre, ce qui correspond au volume d'un bain par personne.

Si on y ajoute les effets probables du changement climatique, quelque 100 autres millions d'habitants n'auront pas accès à ce volume d'eau, considéré par les experts comme le minimum nécessaire à un individu pour ses besoins en boisson, repas et toilette.

"Il existe des solutions pour que ce milliard de personnes ait accès à de l'eau. Mais cela nécessite beaucoup d'investissements dans les infrastructures et une meilleure utilisation de l'eau", souligne le principale auteur de l'étude, Rob McDonald, du centre d'études privé The Nature Conservancy.

Aujourd'hui 150 millions de personnes consomment moins de 100 litres d'eau par jour. L'Américain moyen consomme 376 litres chaque jour.

© 2011 AFP


Alors que le débat sur la politique énergétique revient en force dans l’actualité, France Biomasse Energie (FBE), la branche biomasse du Syndicat des énergies renouvelables, se réjouit des premiers résultats enregistrés par le « Fonds Chaleur renouvelable ». Ce fonds, piloté par l’ADEME, a permis de financer plus de 1000 projets d’installations de chaleur renouvelable en 2009-2010 pour un montant cumulé de 417 millions d’euros. Les professionnels saluent la dynamique du dispositif et demandent son maintien à un niveau d’aide ambitieux et conforme aux engagements du Grenelle de l’Environnement. Plus de 40% de l’effort exigé pour atteindre 23% d’énergies renouvelables en 2020 incombe aux filières bois et biomasse solide.

Le Fonds Chaleur renouvelable est un engagement majeur du Grenelle de l’environnement. Lancé en janvier 2009 et piloté par l’ADEME, ce dispositif financier alloue des aides aux entreprises et collectivités pour s’équiper de systèmes de production de chaleur utilisant les énergies renouvelables telles que le bois, le biogaz, la géothermie ou l’énergie solaire.

Selon les chiffres consolidés de l’ADEME, le Fonds chaleur a permis d’aider 1061 projets sur la période 2009-2010 pour une production annuelle de chaleur renouvelable de 529 000 tonnes-équivalent-pétrole (tep), de quoi chauffer 530 000 foyers. Cette production de chaleur renouvelable représente 260 millions d’euros d’économie par an dans la  balance commerciale au prix actuel du baril de pétrole.

 

Bilan du Fonds Chaleur 2009-2010 

Type d'énergie renouvelable

Nombre d'installations aidées en 2009

Nombre d'installations aidées en 2010

TOTAL

(2009 + 2010)

Biomasse

127

117

244

Géothermie

16

77

93

Méthanisation

2

3

5

Solaire thermique

171

404

575

Réseaux de chaleur

45

(dont 19 liés à des chaufferies bois)

99

(dont 18 liés à des chaufferies bois)

144

TOTAL installations aidées

361

700

1061

Tonnes-équivalent-pétrole/an

195 000 tep

334 000 tep

529 000 tep

Aides ADEME

160 M€

257 M€

417 M€

Source : ADEME

 

Ce bilan intermédiaire confirme le caractère extrêmement performant du Fonds Chaleur : sur une période de 20 ans (durée de vie moyenne des équipements financés), la production d’une tonne-équivalent-pétrole mobilise environ 40€ de soutien public, soit un niveau de dépense extrêmement faible pour la collectivité.

 

Au regard de l’efficacité du dispositif, les professionnels des énergies renouvelables rappellent la nécessité de pérenniser le Fonds Chaleur au-delà de 2013, conformément aux engagements du Grenelle de l’Environnement (dotation d’un milliard d’euros sur trois ans dans un premier temps et montée progressive jusqu’en 2020 de la dotation budgétaire annuelle à 800 millions d’euros).  

 

« Aux côtés des filières éoliennes et solaires qui sont aujourd’hui bien connues de nos concitoyens, la filière biomasse est une des sources d’énergie renouvelable les plus prometteuses. Si elle souffre d’un déficit de notoriété, elle est aujourd’hui la première source d’énergie renouvelable de France et s’appuie sur le quatrième massif forestier européen. Nous devons nous engager durablement dans le développement de la biomasse-énergie et nous comptons sur le gouvernement pour réaffirmer son soutien à cette filière qui, comme les autres, a besoin d’engagements stables et durables », déclare Jean-Louis BAL, le président du SER.

 

France Biomasse Energie (FBE) est la branche biomasse du Syndicat des énergies renouvelables. FBE rassemble les acteurs économiques des filières de valorisation énergétique de la biomasse (bois énergie, méthanisation, biocarburants) pour les secteurs de l’industrie, du collectif et du tertiaire. Le conseil d’administration de FBE est composé de Cofely, Coop de France, Cristal Union, Dalkia, EDF-Energies Nouvelles, GDF-Suez, Office national des forêts, Poweo, Saria Industries, Union de la coopération forestière française.


 

 



La requête de l'association La Fabrique pour empêcher la destruction de l'usine Gaupillat, située en face de l'Ile Séguin (Hauts-de-Seine), a été rejetée par le tribunal administratif (TA) de Cergy-Pontoise (Val d'Oise) vendredi, a-t-on appris auprès de l'association.

L'association milite pour transformer le site industriel en lieu culturel, alors que le maire de Meudon, ville où est située cette cartoucherie du XIX° siècle, a autorisé la démolition du bâtiment.

"La démolition peut maintenant avoir lieu et nous n'avons aucune raison de la retarder" a réagi l'avocat de l'indivision Ader, propriétaire du site, Me Eric Ader, joint par l'AFP.

Mais l'association de protection de l'environnement Val de Seine Vert a déposé vendredi un référé au TA de Cergy-Pontoise pour annuler l'autorisation de démolition, a-t-on appris auprès de cette association.

"On se base sur le fait que l'architecte des bâtiments de France aurait dû donner un avis sur cette démolition à partir du moment où il y a co-visibilité avec la maison Huvé, un site classé", a expliqué à l'AFP Luc Blanchard, membre de Val de Seine Vert.

"Il nous semble indispensable de conserver un élément industriel dans le Val de Seine où depuis le départ des usines Renault, il en reste très peu", a-t-il ajouté.

© 2011 AFP


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