MIX ENERGETIQUE : ACCELERONS LE DEVELOPPEMENT DES ENERGIES RENOUVELABLES !

L’actualité marquée par la crise autour des réacteurs nucléaires de Fukushima et par l’augmentation du prix des combustibles fossiles met en évidence les bénéfices des énergies renouvelables : sources d’énergie locales, inépuisables, sûres et dont le prix est indépendant de celui du baril de pétrole.

Pour assurer leur développement, qui doit représenter au moins 23 % du mix énergétique français en 2020, la France doit confirmer les engagements du Grenelle de l’environnement grâce à des dispositions législatives et réglementaires plus volontaires, plus simples et plus stables que celles que nous connaissons aujourd’hui.

Les énergies renouvelables permettent non seulement de lutter contre le réchauffement climatique mais également de renforcer l’indépendance énergétique : elles sont locales, par nature inépuisables et leur développement est essentiel face à la raréfaction des combustibles conventionnels. En outre, contrairement à une idée reçue, certaines filières, à l’image de l’hydraulique, de l’éolien terrestre et de la biomasse sont dès aujourd’hui peu coûteuses. L’hydraulique qui a fait l’objet d’investissements importants au siècle dernier est aujourd’hui la source de production d’électricité la plus compétitive. Il en sera de même avec l’éolien dans quelques années lorsque les investissements auront été amortis. Quant à la biomasse, elle permet aujourd’hui une substitution au gaz et au fioul à un coût très faible.

D’autres filières, telles que le solaire, ont aujourd’hui des coûts plus élevés mais connaissent de très forts gains de productivité et devraient atteindre la compétitivité dans la décennie. La loi Grenelle a fixé un objectif minimal de 23 % d’énergies renouvelables en 2020. Cette cible, ambitieuse mais réaliste, ne pourra être atteinte que grâce à une politique affirmée de soutien sur plusieurs années.Or, le développement des énergies renouvelables est sans cesse confronté à de nouveaux obstacles.

Dans le domaine de l’éolien, l’année 2010 a été marquée par une multiplication des contraintes administratives (schémas régionaux spécifiques à l’éolien, procédure ICPE, multiplication par 2 de l’imposition liée à l’évolution de la taxe professionnelle, instauration d’un seuil minimum d’éoliennes….) qui ont conduit à l’abandon de nombreux projets.Dans le photovoltaïque, la filière a vécu depuis janvier 2010 plusieurs changements brutaux des tarifs d’achat. Le dernier arrêté tarifaire, pris à la suite d’un moratoire de trois mois, a conduit à la suppression de plusieurs milliers d’emplois dans une filière industrielle qui était en plein essor et alors même que le solaire photovoltaïque est appelé à devenir une source de production d’électricité majeure dans le monde.

Enfin, dans la biomasse comme dans les autres filières représentant la chaleur renouvelable (géothermie, solaire thermique…), la mise en place en 2008 d’un fonds dédié, piloté par l’ADEME, a permis de lancer plus de 1000 projets d’installations de chaleur renouvelable. Il est important, dans un contexte de restrictions budgétaires qui bloque plusieurs projets depuis début 2011, de maintenir un niveau d’aide ambitieux et conforme aux engagements du Grenelle de l’Environnement.

Les professionnels, regroupés au sein du Syndicat des énergies renouvelables, sont prêts à relever le défi que représente la montée en puissance de ces filières industrielles. Leur structuration est en cours. Les dispositifs de soutien mis en place dans le cadre des investissements d’avenir doivent être pérennisés pour financer régulièrement de nouvelles innovations. La réalisation du programme éolien offshore, pour lequel le Gouvernement vient d’annoncer un premier appel d’offres, est essentielle pour constituer une grande industrie sur les principaux ports français.« Les sources de production sont là, les savoir-faire aussi. Il faut aujourd’hui lever les freins, nombreux, qui entravent encore le développement des énergies renouvelables, en particulier les nombreuses et complexes procédures qui s’appliquent à ralentir leur croissance. Outre toutes leurs qualités, ces filières constituent de puissants relais de croissance et nous nous engageons, au sein du Syndicat des Energies Renouvelables et en lien avec les collectivités locales, à accompagner leur structuration industrielle » déclare Jean-Louis BAL, Président du Syndicat des Energies Renouvelables.

 

Le Syndicat des énergies renouvelables regroupe plus de 550 adhérents, représente un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros et plus de 80 000 emplois. Elle est l’organisation professionnelle qui regroupe les industriels de l’ensemble des filières énergies renouvelables : biomasse (FBE), bois, biocarburants, éolien (FEE), énergies marines, géothermie, hydroélectricité, pompes à chaleur, solaire photovoltaïque (SOLER), solaire thermique et thermodynamique


Les nouveaux projets de géothermie lancés en Ile de France dynamisent la filière

Le Grenelle Environnement a fixé l'objectif de multiplier par quatre l'usage de la géothermie d'ici 2020. Une part importante de cet objectif devra se réaliser en Ile de France qui dispose de potentiels importants.

Dans ce contexte, les projets se multiplient dans la région, de nouveaux chantiers sont ainsi au programme de l'année 2011.

La seconde édition des Assises de la Géothermie en Ile de France, organisée par la Direction Régionale Ile de France de l'Ademe et la Direction Régionale et Interdépartementale de l'Environnement et de l'Energie (DRIEE), est l'occasion de faire le point sur les enjeux économiques, techjniques et organisationnels de cette énergie pour la région francilienne.

 

La géothermie se met en mouvement en Ile de France

L'énergie géothermique figure parmi les principales sources d'énergie renouvelable en Ile de France. Comme partout en France, des installations de petites puissances sont possibles et se développent dans la région. En revanche, l'Ile de France bénéficie également d'un contexte géologique favorable au développement de la géothermie profonde, ce qui a permis son développement dès la fin des années 1970.

Depuis 2009, grâce aux politiques mises en place (fonds chaleur notamment), l'évolution de la filière géothermique s'est fortement accélérée.

Au niveau national, plus de 70 projets ont été soutenus au cours de l'année 2010, contre une vingtaine seulement en 2009.

En Ile de France, plusieurs projets, soutenus par la Direction régionale Ile de France de l'Ademe et la DRIEE, sont prévus pour l'année 2011, en géothermie profonde :

- San Val Maubuée (opération nouvelle sur le Dogger)

- La Courneuve (réhabilitation sur le Dogger)

- Coulommiers (renouvellement sur le Dogger)

- Fort d'Issy (opération nouvelle sur l'Albien)

- Plessis Robinson (opération nouvelle sur le Néocomien)


Le conseil régional de Basse-Normandie dominé par le PS a rejeté vendredi une "motion d'urgence" déposée par Europe Ecologie Les Verts (EE-LV) demandant un "moratoire" sur le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche).

Les neuf élus écologistes ont voté pour, tous les élus PS, PCF, NC, UMP et deux des PRG se sont prononcés contre. Deux PRG n'ont pas pris part au vote, selon le service de presse de la collectivité.

Selon le texte de la motion, "la construction du réacteur EPR à Flamanville serait si elle venait à son terme, clairement de nature à clore (le) débat" sur "le choix de poursuivre ou non le programme électronucléaire français" après la "catastrophe" de Fukushima.

La motion rappelle que le président de l'Autorité de sûreté nucléaire, André-Claude Lacoste, a "lui-même évoqué, le 30 mars", devant des parlementaires, "l'hypothèse d'un +moratoire+" sur Flamanville.

Le chantier employant environ 3.800 personnes, les écologistes proposaient que soit "amorti à court terme le choc" par "des réparations économiques d'Etat".

"La Basse-Normandie, premier bassin laitier de France, qui destine une large part de ses produits à l'export, serait immédiatement vulnérable en cas d'accident", souligne encore le texte.

Maître d'oeuvre du chantier, EDF exclut un moratoire. "Arrêter Flamanville pendant six mois coûterait infiniment plus cher que d'avoir éventuellement à reprendre telle ou telle tuyauterie ou tel ou tel élément de génie civil", a affirmé jeudi Hervé Machenaud, son directeur de l'ingénierie.

"Personne ne peut le dire", a déclaré à l'AFP Mickaël Marie, président du groupe EE-LV, affirmant qu'il existait un "décalage" entre le vote de certains élus et l'opinion qu'ils exprimaient en privé.

© 2011 AFP


Le conseil régional de Bretagne a lancé un plan d'actions sur trois ans pour aider les propriétaires et exploitants de vieux gréements, dont beaucoup sont en difficulté, à entretenir et gérer ces voiliers, a annoncé mardi la région.

Ces bateaux traditionnels sont "une richesse culturelle" et peuvent constituer "un outil très fort pour développer l'économie touristique", a expliqué Maria Vadillo, vice-présidente du conseil régional en charge du tourisme, lors d'un point-presse.

Mais après l'engouement des années 90 et la restauration de nombreux navires, "ces bateaux ont vieilli, les équipes aussi", a regretté Bob Escoffier, responsable de la société Etoile marine croisières.

"Si rien n'est fait, on se retrouvera à laisser pourrir dans les vasières" ces navires, dont les coûts d'entretien sont très importants, a-t-il affirmé.

"La rentabilité n'est pas là, peu d'exploitants sont capables, par exemple, d'assumer le rachat d'un moteur sans passer par la case sponsor", a-t-il également regretté.

"Tous le monde dans son coin se retrouve avec des charges d'exploitation énormes", a renchéri Cédric Lagrifoul de Voiles et Traditions, qui exploite deux vieux gréements dans les Côtes d'Armor.

Le plan d'action breton, étalé de 2011 à 2013, prévoit notamment une aide à l'investissement dotée d'une enveloppe de 500.000 euros par an, et une incitation à mutualiser les moyens en termes de commercialisation et de qualité des prestations.

Les 42 vieux gréements navigant en Bretagne totalisent plus de 20.000 clients par an pour un chiffre d'affaires global d'environ 5 millions d'euros et quelques dizaines d'emplois, selon le conseil régional.

© 2011 AFP


A l'origine de 70% des émissions de CO2 liées à l'énergie, les villes sont au coeur de la lutte contre le réchauffement climatique, pourtant elles profitent très peu des financements offerts par les marchés du carbone, indique une étude publiée mardi par l'OCDE et CDC Climat.

"La guerre contre le réchauffement climatique se gagnera dans les villes", assure Pierre Ducret, président de CDC Climat, filiale de la Caisse des Dépôts consacrée à la lutte contre le changement climatique.

Abritant 50% de la population mondiale, les villes produisent plus de 70% des émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie, et l'enjeu est de trouver des financements pour les "décarboner" via des transports propres ou la rénovation des bâtiments, poursuit-il, lors d'une présentation du rapport à Paris.

"Les marchés du carbone peuvent grandement faciliter la mise en place de projets urbains d'atténuation viables", mais "la faiblesse de l'activité relative aux zones urbaines sur ces marchés semble indiquer que ce potentiel n'est pas exploité", indique l'étude "villes et marché du carbone".

En mars 2010, seuls 4% des projets de Mécanisme de développement propre (MDP) et de Mise en oeuvre conjointe (MOC) provenaient des collectivités urbaines.

Les MDP et MOC sont deux dispositifs de compensation prévus par le Protocole de Kyoto pour les pays industrialisés astreints à des objectifs chiffrés de réduction de gaz à effet de serre (GES).

Grâce aux MDP, les pays industrialisés peuvent s'affranchir d'une partie de leurs obligations de réduction de GES sur leur territoire en finançant dans un pays en développement des projets énergétiques économes en CO2.

Les MOC permettent également de gagner des droits d'émission, mais en développant des projets dans d'autres pays industrialisés.

Les valeurs des transactions sur le marché de compensation carbone s'élevait à 5,2 milliards en 2008.

L'étude de l'OCDE s'est intéressée à dix cas de MDP et MOC dans des villes des cinq continents, comme un projet de valorisation des gaz de décharge à Christchurch en Nouvelle-Zélande, ou encore un projet de transport rapide par bus à Bogota.

Parmi les explications mises en avant par l'étude pour expliquer ce très faible recours des villes à ces dispositifs, "le peu d'autonomie dont les autorités urbaines disposent dans bien des cas pour réglementer directement les émissions de GES", ou encore "l'insuffisance des capacités institutionnelles, en termes de ressources humaines et connaissances techniques par exemple, de bon nombre de municipalités".

© 2011 AFP


Patrick Fauchon (PS), maire de Flamanville (Manche), où EDF a deux réacteurs et en construit un troisième, a plaidé lundi pour une indemnisation des riverains de centrales nucléaires qui veulent vendre leur maison, après les questions posées par la catastrophe de Fukushima.

"Certains peuvent se poser la question de savoir s'ils continuent à vivre auprès d'une centrale. Quelles peuvent être les indemnisations si la personne veut vendre sa maison ? La question est légitime", a dit M. Fauchon.

"Une société comme la nôtre doit apporter des réponses par exemple en termes d'indemnisation", a insisté l'élu de cette commune en bord de mer lors d'une commission locale d'information (CLI) de la centrale qui se trouve à 12,40 m au-dessus du niveau de la mer.

Cette réunion exceptionnelle de la CLI, qui regroupe EDF, élus, experts et antinucléaires, a été convoquée pour faire le point sur la sûreté de la centrale après la catastrophe de Fukushima.

Les deux réacteurs en fonctionnement à Flamanville, commune de 1.800 habitants, emploient 670 personnes. En outre, 3.800 personnes travaillent sur le chantier de construction du réacteur de troisième génération EPR.

Après les exposés d'EDF sur ce thème, M. Fauchon a estimé que "l'ensemble des experts et des autorités japonaises auraient pu faire les mêmes présentations qu'aujourd'hui à la veille de l'accident" de Fukushima.

Pierre Barbey, vice-président de l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'ouest (ACRO), un des deux laboratoires spécialisés indépendants en France, a en particulier regretté que les scénarios de gestion de crise évoqués par EDF ne portent que sur 12 ou 24 heures, alors que Fukushima a montré qu'une crise pouvait durer beaucoup plus longtemps.

© 2011 AFP


Bouygues, qui pilote le génie civil sur le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche), a indiqué vendredi que "les non-déclarations d'accidents" sur lesquelles enquête l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) "ne sont pas le fait de l'entreprise mais relèvent d'initiatives personnelles".

"Pour éviter que ce type de situation ne puisse se reproduire, Bouygues Construction a rappelé la procédure de déclaration des accidents du travail", a souligné le groupe dans un communiqué.

Bouygues répond ainsi aux syndicats CFDT et CGT d'EDF, le maître d'oeuvre sur le chantier, qui l'accusent de faire pression sur les salariés pour qu'ils ne déclarent pas les accidents. Selon la CFDT, le chantier emploie 3.256 personnes hors EDF, avec un tiers d'intérimaires et un tiers d'étrangers.

"20 personnes sont totalement dédiées à la sécurité sur le chantier et les consignes sont régulièrement rappelées", ajoute le groupe de BTP.

Selon les syndicats, l'inspecteur du travail de l'ASN les a informés qu'une dizaine d'entreprises sur le chantier étaient concernées.

Le responsable de la communication de Bouygues construction n'était pas joignable dans l'immédiat pour plus d'information.

Jeudi, l'ASN a indiqué enquêter sur une sous-déclaration des accidents du travail sur le chantier, qui pourrait être de l'ordre d'un accident sur quatre.

Le gendarme nucléaire n'exclut pas de saisir la justice dans les semaines à venir lorsque son enquête sera terminée.

Une enquête préliminaire est par ailleurs en cours sous la houlette du parquet de Cherbourg, après le décès le 24 janvier sur le chantier d'un intérimaire de 37 ans, père de quatre enfants.

© 2011 AFP


Deux ans après le vote de la loi Grenelle I, le Grenelle Environnement a permis une réelle évolution des mentalités de tous les Français, élus, entreprises et citoyens, en matièred’écologie. Grâce à la mobilisation de tous, il s’inscrit au fur et à mesure un peu plus concrètement dans le quotidien de chacun.

Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie,du Développement Durable, des Transports et du Logement, s’est engagée à faire de l’année2011 « l’année de la maturation du Grenelle et celle de la mise en oeuvre des investissements ». Parce que 81% des Français souhaitent être mieux informés sur les mesures issues du GrenelleEnvironnement1, la ministre a également souhaité communiquer plus régulièrement sur lesréalisations concrètes et leur impact sur la vie des Français.

Pour tout savoir sur le Grenelle Environnement et ses réalisations Eco-prêt à taux zéro, bonus-malus automobile, expérimentation de l’affichage environnemental, doublement des transports urbains en site propre, …La mise en oeuvre des engagements du GrenelleEnvironnement se traduit par plusieurs mesures concrètes qui s’ancrent dans notre quotidien.

Pour permettre à chacun de suivre au quotidien l’actualité du Grenelle Environnement (les actions, lesdécrets, les manifestations,…), rendez-vous sur l’Agenda du Grenelle : www.legrenelleenvironnement.fr, rubrique Agenda.

La newsletter bimensuelle Planète Grenelle a également pour objectif d’informer régulièrement sesabonnés sur les réalisations et avancées du Grenelle en matière de politique du logement, de qualité de l’air, de consommation, d’énergie, etc.

Pour s’inscrire, rendez-vous sur le site du Ministère du Développement Durable, La campagne « Grenelle Environnement : entrons dans le monde d’après » revient sur les écrans.

Lancée en septembre 2009, la campagne « Grenelle Environnement : entrons dans le monde d’après »est construite sur un système de « bascule avant/après », pour illustrer l’émergence d’un nouveaumodèle qui conjugue environnement, progrès et emploi.Le Grenelle Environnement est un programme de transformation positive de notre société : c’est cequ’illustre la campagne. En transformant notre environnement, il transforme également notre économie, et crée de nouveaux métiers et de nouvelles formations.

 

L’ADEME EN BREF

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) est un établissement public sous la triple tutelledu ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, du ministère del’Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l’Economie, des Finances et de l'Industrie. Elleparticipe à la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines de l'environnement, de l'énergie et dudéveloppement durable.Afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale, l'agence met à disposition desentreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public, ses capacités d'expertise et de conseil.Elle aide en outre au financement de projets, de la recherche à la mise en oeuvre et ce, dans les domaines suivants: la gestion des déchets, la préservation des sols, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, la qualité del'air et la lutte contre le bruit. www.ademe.fr.


Alors que le président de la République Nicolas Sarkozy a fait des financements innovants l’une des priorités de sa présidence du G20, Nathalie Kosciusko-Morizet, se rend, 4 jours aux Etats-Unis pour convaincre de leur importance dans les politiques de lutte contre le changement climatique.


Un programme intensif de visite sur le terrain et de rencontres avec des leaders d’opinion représentatifs des milieux de la finance, des think-tanks, de l’industrie et de la presse est organisé.

L’avenir économique se fera par la croissance verte
Depuis le rapport Stern de 2005, la communauté internationale s’accorde sur le fait que l’avenir économique se fera par la croissance verte. Sa mise en oeuvre doit relancer l’économie des pays industrialisés, permettre le développement d’énergies respectueuses de
l’environnement et compétitives, et donner les moyens à tous les pays de lutter contre les changements climatiques.

La question du financement de la croissance verte, notamment dans les pays en voie de développement, est la pierre angulaire de la compétitivité de demain. La Conférence sur le climat de Cancun, en décembre 2010, a déjà acté la création d’un fonds vert pour aider les pays en voie de développement à utiliser les énergies propres et faire face au réchauffement.

En décembre prochain, un nouveau sommet sur le climat se tiendra à Durban en Afrique du Sud. Pour qu’il aboutisse à des avancées significatives, la sensibilisation de tous les acteurs à ces enjeux financiers est une nécessité.

 

Une visite à la Nouvelle-Orléans
Accompagnée d’une délégation de parlementaires, la première partie du déplacement de Nathalie Kosciusko-Morizet sera consacrée à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles. Une semaine à peine après son retour du Japon, frappé par un séisme et un tsunami ayant provoqué une crise nucléaire, Nathalie Kosciusko- Morizet visitera le 9 et 10 avril la Nouvelle-Orléans et sa région, durement touchée en 2005 par l’ouragan Katrina. La ministre s’entretiendra sur place avec des associations, des élus locaux, et des industriels, sur la mise en oeuvre de la reconstruction post catastrophe.

Nathalie Kosciusko-Morizet se rendra à New York le 11 et 12 avril. Elle présidera à New York une conférence de la New York University sur le thème des financements innovants dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Sujet qui sera également au centre de son entretien avec Monsieur Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations-Unies.

Le lendemain, la ministre effectuera une série d’entretiens et de visites sur le terrain, sur le thème des politiques environnementales de la ville. A Newtown Creek, un estuaire en voie de réhabilitation, le Département de la protection de l’environnement présentera sa gestion des eaux en zone fortement polluée et sa politique de traitement des déchets industriels. Le
retour à Manhattan sera l’occasion d’évoquer les politiques de transports de la ville visant à réduire l’émission des gaz à effet de serre. Puis Nathalie Kosciusko- Morizet effectuera une visite du siège de Bank of America, une construction pionnière en matière de respect de l’environnement.


Près de 600 collectivités locales sont engagées en France dans une démarche de développement durable dite Agenda 21, du nom du programme d'actions pour le XXIe siècle adopté par 178 pays en 1992 à Rio, a annoncé mercredi le ministère de l'Ecologie.

Lille, Limoges et Dunkerque font partie de la cinquantaine de collectivités et territoires qui ont rejoint mercredi la liste des Agendas 21 locaux pour avoir mis en place des projets de développement durable avec la participation des citoyens et des acteurs locaux.

Parmi les nouveaux territoires inscrits au programme se trouvent 18 Parcs naturels régionaux (PNR) et 16 autres ont engagé une démarche en ce sens, selon le ministère. Il a souligné que 70% des PNR s'inscrivent ainsi dans une politique de développement durable, respectueuse notamment des écosystèmes.

Dans les autres formes de collectivités, les Agendas 21 engagent au respect des exigences en matière d'agriculture durable, de biodiversité, d'énergie, de transport et d'urbanisme ainsi que de réduction des inégalités.

La France s'est fixée comme objectif de parvenir à un millier d'Agendas 21 locaux à l'horizon 2013.

© 2011 AFP


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