ADP, gestionnaire des aéroports de Roissy et Orly, est intéressé par une participation dans l'aéroport de Lyon, a indiqué son PDG Pierre Graff dans un entretien aux Echos de vendredi.

"Nous serions intéressés, notamment en ce qui concerne l'aéroport de Lyon, avec lequel nous pourrions faire des choses, avec la liaison TGV", a déclaré M. Graff, en confirmant des informations de presse.

L'Etat devrait se décider prochainement pour savoir s'il va céder une partie de sa participation dans les grands aéroports régionaux, une opération attendue par plusieurs opérateurs privés, tels que le groupe français de BTP Vinci.

"Mais pour l'heure nous ne voyons toujours rien venir", a ajouté M. Graff.

L'Etat avait décentralisé en 2004 la gestion aéroportuaire au niveau des collectivités locales, qui détiennent aujourd'hui 15% des grands aéroports régionaux (Nice, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux, par ordre d'importance) au côté des chambres de commerce et d'industrie (25%). L'Etat a conservé 60%.

La loi de 2005 autorisant l'ouverture du capital d'Aéroports de Paris (ADP) prévoyait en outre la transformation des principales plateformes régionales en sociétés anonymes et dans cette perspective, Lyon, Toulouse, Bordeaux et Nice ont, dès 2007/2008, abandonné leur statut d'établissement public.

Le gouvernement avait annoncé une décision avant fin 2010, mais elle n'est pas venue.

Parmi les noms de candidats à des participations dans les aéroports figurent ceux du groupe de BTP Vinci, qui est déjà actionnaire d'ADP, ou encore celui de la banque australienne Macquarie.

© 2011 AFP


La cour d'appel de Paris décidera le 17 mars si elle autorise ou non le retrait des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) de la Bourse, a déclaré vendredi Jean-François Roverato, le PDG d'Eiffage qui possède avec la banque australienne Macquarie 96,04% du capital du plus important réseau autoroutier français.

"Je suis confiant dans la décision de la cour d'appel", a affirmé le PDG d'Eiffage lors d'une conférence de presse, au lendemain de la publication des résultats 2010 du groupe.

En octobre dernier, la cour d'appel avait ordonné le sursis à exécution de la décision de l'Autorité des marchés financiers (AMF) autorisant l'offre publique de retrait (OPR) d'APRR, obligeant la société d'autoroutes à suspendre le transfert des titres jusqu'à la décision au fond, suite à un recours déposé par Arnaud Montebourg, président PS du conseil général de Saône-et-Loire.

Le département, actionnaire historique de la société d'autoroutes, conteste la décision de l'AMF, estimant que ses droits de propriété, représentant 0,025% du capital d'APRR, étaient "inaliénables".

Comme le peuvent tous les actionnaires à plus de 95% d'une entreprise, Eiffage et Macquarie, via leur filiale commune Eiffarie, avaient lancé en septembre dernier une OPR, invitant les autres actionnaires à céder leurs titres. L'OPR aurait dû être suivie par un retrait obligatoire, qui consiste à acheter de force les titres encore en circulation.

M. Montebourg, qui est aussi administrateur d'APRR, a déjà annoncé qu'au cas où il serait débouté il tenterait de faire jouer "l'exception d'inconstitutionalité" et ferait appel à la Cour de justice européenne.

Si la décision de la cour d'appel de Paris, qui n'est pas suspensive, lui est favorable, Eiffage pourra alors faire jouer un mécanisme intitulé "intégration fiscale" qui lui fera récupérer 400 millions d'impôts déjà versés depuis l'achat d'APRR en 2005.

"Nous les avons déjà pris en résultats mais pas en trésorerie", indique M. Roverato qui estime pouvoir obtenir l'argent de l'Etat en 2012 et 2013.

APRR a annoncé mardi avoir réalisé en 2010 un résultat net en hausse de 19,9%, à 419 millions d'euros pour un chiffre d'affaires (hors activités de construction) en progrès de 4,3%, à 1,940 milliard d'euros, porté notamment par une augmentation du trafic de 2,6% sur l'année.

© 2011 AFP


Un an après la tempête Xynthia qui a causé 29 décès à la Faute sur mer (Vendée), la commune vient d'adopter un plan communal de sauvegarde qui sera peut-être opérationnel fin avril, a-t-on appris jeudi auprès de la mairie.

Ce plan, adopté mardi par le conseil municipal de la Faute-sur-Mer, doit encore être visé par les services de l'Etat avant de commencer à être mis en oeuvre, a-t-on précisé à la mairie, confirmant une information de Ouest-France.

L'une des principales mesures, qui consiste à installer trois sirènes d'alerte sur le territoire de la commune, ne sera pas opérationnelle avant "fin avril - début mai", a-t-on indiqué de même source.

Le montant estimé de ce plan communal de sauvegarde est de 157.000 euros, dont 100.000 euros pour les seules sirènes.

Deux haut-parleurs sur véhicules et un téléphone satellitaire devraient également être achetés par la commune, qui va aussi imprimer un document récapitulant les consignes en cas d'alerte. Enfin, un fichier doit être constitué pour pouvoir contacter les résidants par téléphone, mail ou SMS.

La tempête Xynthia avait touché dans la nuit du 27 au 28 février 2010 la commune et la plupart des 29 habitants qui sont morts noyés dormaient lorsque la mer est entrée dans leur maison.

Dans d'autres communes touchées par la tempête, notamment en Charente-Maritime, des élus avaient tenté le 27 février au soir, au moment où Météo-France avait placé les départements de Vendée et Charente-Maritime en alerte rouge, de mettre en garde tous les secteurs ou personnes vulnérables placés sous leur responsabilité.

© 2011 AFP


Plusieurs centaines de salariés du fabricant de pelleteuses Liebherr-France se sont mis en grève et bloquaient leur usine de Colmar mardi après-midi après des négociations infructueuses sur les salaires avec la direction, a-t-on appris de source syndicale.

La grève a débuté en début d'après-midi à l'appel de l'intersyndicale CFDT-CFE/CGC-CGT-CFTC-FO à l'issue de la deuxième réunion de négociation annuelle obligatoire tenue dans la matinée.

"Nous n'avons pas trouvé d'accord: nous demandons une augmentation fixe de 120 euros brut par mois et la direction ne propose qu'une augmentation de 1,6%", a expliqué Eric Furlan, délégué FO et secrétaire du comité d'entreprise.

Tous les personnels de production sont en grève, soit plusieurs centaines de personnes, selon M. Furlan qui n'a pas pu donner d'estimations plus précises.

"La direction nous propose une réunion jeudi à 14H00 mais l'intersyndicale aurait voulu régler le problème avant. En attendant, les salariés ont décidé de rester dehors", a-t-il ajouté.

Une manifestation est prévue mercredi après-midi à Colmar.

Liebherr-France dispose de deux sites de production distants de quelques kilomètres à Colmar: le premier (travaux publics) emploie environ 1.400 personnes, le second (pelles minières) compte environ 400 salariés.

La première usine était bloquée mardi après-midi, la seconde devait l'être à partir de mercredi.

La direction n'a pas pu être jointe mardi après-midi.

© 2011 AFP


A propos

SAGERET est la référence des annuaires du BTP. Fort d’une base de plus de 700.000 sociétés qualifiées, SAGERET met en relation les professionnels et fait connaître leur savoir-faire grâce à une offre de services dédiée aux acteurs de la construction.

Nos activités

  • Edition de guides et annuaires
  • Référencement web
  • Création de sites Internet
  • Location et vente de fichiers
  • Organisation d’événements
  • Prestations audiovisuelles
  • Régie publicitaire

Contacts

SAGERET
5 rue Saulnier, 75009 Paris - FRANCE
Tél. : +33 (0)1 70 95 15 50
Fax : +33 (0)1 70 95 15 90
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
logo SAGERET