cemex-decouverte-mamouth-Gliksman DSC5174Le squelette presque complet d’un mammouth vient d’être mis au jour à Changis sur- Marne en Seine-et-Marne. Une telle découverte, dans son contexte d’origine, est exceptionnelle en France, puisque seuls trois spécimens ont été exhumés en 150 ans : le premier en date, « le mammouth de Choulans », avait été trouvé à Sainte- Foy-lès-Lyon en 1859. Ce mammouth est probablement un Mammuthus primigenius, le mammouth laineux, dont l’une des caractéristiques est d’être doté de longues défenses utilisées pour dégager le fourrage de sa gangue de neige. Pouvant atteindre 2,80 à 3,40 mètres au garrot, il est recouvert de poils et d’une épaisse couche de graisse. Il évolue généralement dans un paysage de steppe herbeuse.

L’espèce a vécu en Eurasie et en Amérique du Nord. Le mammouth de Changis-sur-Marne aurait vécu entre 200 000 et 50 000 ans avant notre ère ; c’est donc un contemporain de l’Homme de Néandertal. Bien acclimaté aux régions froides, le mammouth disparaît d’Europe occidentale il y a 10 000 ans, à la suite du réchauffement climatique, le dernier spécimen s’éteignant au large du détroit de Béring il y a 3 700 ans. La fouille actuelle permettra de préciser l’âge du proboscidien et, peut-être, les circonstances de son décès : noyade ou envasement sur quelque berge de la Marne, chasse, voire charognage par des prédateurs ? La découverte d’un éclat de silex, en relation directe avec le pachyderme, montre l’intervention de l’homme sur la carcasse. Une étude tracéologique du silex déterminera son usage ; une étude archéozoologique détectera les éventuelles traces de découpe sur les os de l’animal. La découverte de Changis-sur-Marne est exceptionnelle, puisque l’association de l’homme et du mammouth n’est avérée que sur deux sites du Paléolithique moyen en Europe de l’Ouest : Lehringen et Gröbern en Allemagne.

cemex-decouverte-mamouth-Gliksman DSC7122cemex-decouverte-mamouth-Gliksman DSC5246À ceux-ci s’ajoute le site de Ranville, dans le Calvados, où un éléphant antique (Elephas antiquus) a été charogné il y a environ 220 000 ans. Enfin, les fouilles de Tourville-la-Rivière, en Seine-Maritime, ont récemment révélé des aurochs, des chevaux, des ours, des lions et des panthères charriés, il y a 200 000 ans, par la Seine. Face à cette manne, des pré-Néandertaliens, fins connaisseurs de leur territoire, avaient opéré des prélèvements de matières animales (viande, tendons, peaux…). Dans un proche avenir, archéologues et paléontologues devront comprendre si le mammouth de Changis a été abattu par des Néandertaliens, ou si ces derniers ont charogné l’animal après un décès naturel. Cette découverte contribuera au débat qui anime la communauté scientifique autour de la capacité prédatrice des Néandertaliens.

L’ultime enjeu porte sur la datation précise de l’événement, par des méthodes radiométriques et chronostratigraphiques. La fouille de Changis-sur-Marne L’animal a été découvert dans une carrière de Changis-sur-Marne, à l’occasion de la fouille préventive d’un site artisanal gallo-romain, lui même remarquable. Les premiers ossements sont apparus dans le front de taille de la carrière. Face à l’intérêt de la découverte, la direction régionale des Affaires culturelles (Drac) d’Île-de-France a mis en place une opération de sauvetage, menée conjointement par la Drac et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), avec la collaboration du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris, du laboratoire de Géographie physique du CNRS de Meudon et du groupe CEMEX qui exploite cette carrière. Il s’agit de la première fouille scientifique de ce genre en France. Elle s’achève début novembre.


Une bonne nouvelle pour le salon Artibat, qui le 26 octobre prochain accueillera une invitée de marque. La ministre de l'Egalité des territoires et du Logement Cécile Duflot se rendra sur le premier salon du bâtiment et des travaux publics en région, pour la clôture. Elle sera accompagnée du président de la Capeb Patrick Liébus, du président de la Chambre nationale des artisans des travaux publics et du paysage Gérard Bobier, du président de la Capeb Pays de la Loire, organisatrice du salon, Alain Vivet, et d'André Abguillerm, président de la Capeb Bretagne. Sont également annoncés Jacques Auxiette, président du Conseil régional des Pays de la Loire, et son homologue de Bretagne Pierrick Massiot. Cette visite constitue une reconnaissance importante pour ce salon, rendez-vous incontournable des professionnels du bâtiment dans le Grand Ouest.

+ d'infos artibat.com


centrale-solaire-paris-oct2012La plus grande centrale solaire photovoltaïque de Paris, en attendant l'achèvement d'un projet encore plus ambitieux, à la halle Pajol, a été mise en service dans le quartier des Batignolles (Paris XVIIe arrondissement). Cette centrale d'une capacité de production d'électricité de 96 kilowatts-crête (kWc) est installée sur le toit de l'immeuble Quintessence, construit par le promoteur immobilier Nexity dans le futur éco-quartier Clichy-Batignolles, d'après un communiqué de la société Sunvie, qui l'a conçue et aménagée. 

Elle est exploitée par Solarvip, une société publique/privée qui vise à favoriser le développement de la filière photovoltaïque sur le territoire parisien, en vertu d'un contrat à long terme conclu avec Nexity. Solarvip est un partenariat entre la Semavip (Société d'économie mixte d'aménagement de la Ville de Paris), EDF, la Caisse d'Epargne Ile-de-France et le Crédit Coopératif. Cette installation sera surclassée prochainement par une centrale photovoltaïque encore plus grande en cours de construction dans le XVIIIe arrondissement, sur le toit de la halle Pajol. Sa mise en service est prévue au premier trimestre 2013 et elle disposera d'une puissance de 465 kWc. Il s'agit d'un projet mené par la ville, dans le quartier de la Chapelle, également au coeur d'un vaste programme d'aménagement urbain. Ces projets restent modestes à l'aune d'une centrale photovoltaïque inaugurée cet été à Bordeaux, dans le parc des expositions de la ville, et qui a été présentée lors de son inauguration comme la plus grande centrale solaire urbaine de France. Sa puissance est de 12 mégawatts-crête. Le développement du solaire à Paris est en effet freiné par une série d'obstacles (ensoleillement limité, statuts juridiques multiples, forte densité, lumière parfois masquée...), que Solarvip cherche justement à surmonter.

La mairie de Paris vise 200.000 m2 de panneaux solaires installés à terme dans la capitale, à un horizon non spécifié.


Lancement de la concertation, du 22 octobre au 30 novembre 2012, le STIF, l’État, la Région Île-de-France, et le Conseil général du Val-de-Marne invitent le public à débattre sur le projet de tramway entre Paris 13 e (porte de Choisy) et Orly ville (place du Fer-à-cheval). Un tramway comme réponse à la saturation progressive de la ligne 183.

Avec 57 000 voyageurs par jour, le bus 183, qui dessert six communes entre Paris - porte de Choisy (13 e ) et l’aéroport d’Orly, est en voie de saturation, notamment aux heures de pointe. La création d’une ligne de tramway sur la portion la plus fréquentée de cette liaison, de Paris au centre-ville d’Orly, vise à prendre le relai de cette ligne pour offrir de meilleures conditions de transport aux usagers.

Ce tramway est également une réponse adaptée aux besoins de ce territoire, qui connait un fort développement tant des emplois que de la population, et qui fait l’objet de nombreux projets d’aménagement. Ce projet figure parmi les priorités en matière de transports franciliens. Le STIF et ses partenaires souhaitent que toutes les personnes intéressées à ce projet participent massivement à cette concertation afin de s’informer sur le projet, mais aussi et surtout de donner leur avis.

Ce projet vise à :

  • Remplacer, de Paris à Orly ville, le bus 183 par un tramway : plus rapide, plus agréable, plus fiable, plus confortable et plus silencieux
  • Accompagner le développement urbain et le dynamisme économique de cette partie du territoire francilien
  • Redessiner et embellir le paysage urbain le long du tracé
  • Faciliter les correspondances avec les nombreuses lignes de transports en commun existantes et à venir

Téléchargez le communiqué de presse


orly-2018Le nouveau projet de rénovation et de modernisation de l’aéroport d’Orly a été dévoilé par Pierre Graff,son PDG. Cet ambitieux plan repose notamment sur l’unification des deux terminaux existants, Orly Sud et Orly Ouest, et sur la construction de nouveaux aménagements annexes. Cette métamorphose étalée sur 6 ans est prévue à l’horizon 2018 et s’annonce comme un nouveau souffle pour la région et le Grand Paris.

Pour cela, ADP a prévu la création d’un bâtiment de 80.000 m2 qui reliera les actuels terminaux : il concentrera toutes les fonctionnalités d’un terminal, à savoir enregistrement, contrôles de sûreté, traitement bagages, commerces… Boutiques, espaces d’attente et de services agrémenteront le tout, avec un niveau de confort et de qualité que l’on retrouve désormais dans les derniers terminaux achevés à Roissy-Charles-de-Gaulle, tels le S4 ou le 2E.

Le nouveau bâtiment privilégiera la luminosité. Ainsi, les façades tout en transparence laisseront entrer le maximum de lumière à l’intérieur du hall, ce qui favorisera une meilleure lisibilité des accès. En outre, il profitera d’une architecture et d’une ambiance intérieure soignées, qui créeront une atmosphère zen propice à la détente. Long de 225 m et avec des hauteurs allant jusqu’à 9.5 m, la structure offrira des volumes généreux composés de matériaux nobles comme le marbre, le verre ou le bois. Enfin, au blanc du sol feront écho des touches de couleurs vives et harmonieuses.

orly-2018-2Outre ce bâtiment phare, la rénovation d’Orly repose aussi sur la création d’une salle d’embarquement de 20.000 m2 à l’Est du terminal Sud. Elle sera dédiée aux vols internationaux et devrait être mise en service d’ici à 2015. A cette date, 80% des passagers internationaux qui transitent aujourd’hui par Orly Sud y seront accueillis. Enfin, dernier volet de ce vaste chantier, le réaménagement des abords extérieurs des terminaux et des accès aux parkings. Il se déroulera entre 2013 et 2014 et comprendra un rééquilibrage entre les espaces routiers et piétons, tandis que les trottoirs seront, par exemple, élargis de 6 à 17 mètres. Un espace « dépose-minute » sera également créé aux abords du terminal Ouest. orly-2018-3L’aéroport d’Orly, aujourd’hui composé de deux terminaux et six halls d’embarquement, recevra, d’ici à 2018, ses passagers dans un seul et unique terminal et trois halls d’embarquement. Accueilli comme une bouffée d’oxygène pour la région et le Grand Paris, le chantier du futur aéroport va susciter, durant six ans, la création de 750 emplois à temps plein. Une fois les aménagements terminés, avec l’ouverture de ces 100.000 m2 de surfaces nouvelles, ce seront près de 5.000 emplois directs qui seront créés sur l’aéroport, indique ADP.

Enfin, face aux craintes des riverains, Pierre Graff a tenu à rassurer : « (…) Ce grand projet s’inscrit bien entendu dans le cadre réglementaire qui encadre le trafic aérien de l’aéroport. Il ne remet nullement en question le couvre-feu en vigueur et le plafonnement du nombre de mouvements d’avions ».


Le doublement de la rocade albigeoise jusqu'au Stadium commence ce lundi, sur fond de polémique. Ce chantier d'ampleur échappe aux entreprises françaises, qui subissent de plein fouet la crise actuelle. La DREAL Midi-Pyrénées (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) a attribué le marché - soit 9,4 millions d'euros - à l'entreprise Comsa SAU de Barcelone. Une entreprise espagnole, dont la facture présentait 10 % de moins qu'une certaine entreprise régionale, qui avait pourtant consenti d'importants efforts, en dessous des prix pratiqués habituellement. Et selon la Fédération régionale des travaux publics, le chantier aurait représenté surtout beaucoup d'emplois locaux. Dans cette période de crise pour le BTP français, l'option choisie par la DREAL représente une pilule très amère pour les professionnels. 2 000 emplois en cinq ans Toujours selon la fédération régionale des travaux publics, le secteur aurait perdu 2 000 emplois en cinq ans. Et un millier serait encore menacé.


coulisses-du-batiment-2012-compresse-rennesA l’initiative de la Fédération Française du Bâtiment, qui chaque année aide à faire connaître les métiers de la construction aux jeunes, 770 collégiens du grand bassin rennais vont visiter un chantier à Rennes, ce jeudi et ce vendredi, celui de Casé Alté, dans la ZAC de la Courrouze à Rennes.

Pour cette 10ème édition des « Coulisses du Bâtiment », la FFB d’Ille-et-Vilaine propose la visite d’un chantier de logement BBC de la Secib, « Casé Alté », composé de 3 tours R+9, conçues par le cabinet d’architectes nantais Tetrarc. Il s’agit d’un chantier à la pointe en matière de construction durable puisque la réglementation thermique 2012 y est appliquée. Une dizaine d’entreprises et de professionnels échangeront sur place avec les collégiens pour présenter leur métier, les conditions de travail d’aujourd’hui, et les nombreux débouchés qu’offrent les métiers de la construction.

36 classes d’élèves se succèderont sur ces 2 jours et parcourront le chantier pour aller à la rencontre de l'architecte, du maître d'ouvrage, du maçon, du bardeur (isolation thermique par l’extérieur), du plombier chauffagiste climaticien, du plaquiste, du serrurier métallier, du menuisier, de l’électricien… Parce que les jeunes méconnaissent les métiers du Bâtiment, ces visites sont exclusivement réservées aux collégiens, inscrits à l’avance par leur professeur. Ils seront guidés sur le chantier par des étudiants en licence conduite de travaux, de l'IUT Génie Civil. D’année en année, les « Coulisses du Bâtiment » remportent un succès grandissant auprès des collèges du bassin rennais, et notamment des professeurs qui témoignent à chaque fois d’un réel intérêt à pouvoir montrer des métiers « grandeur nature ». Cette opération nationale organisée par la Fédération française du bâtiment a déjà réuni 900.000 visiteurs en 9 ans. Pour la 10ème année, un concours est proposé aux collégiens, pour réaliser l’affiche de l’édition 2013 des « Coulisses du Bâtiment », avec à la clé un séjour dans un centre BTP-Vacances. Plus d’infos sur www.fbtp35.fr et témoignages d’entreprises, d’élèves, de professeurs et de la FFB35 sur place les 11 et 12 octobre.


La Préfecture de Seine-Saint-Denis en lien avec les Préfectures de Paris et des Hauts de Seine vient de déclarer l’utilité publique du projet de prolongement de la ligne 14 à Saint-Ouen, étape nécessaire pour pouvoir débuter les travaux. Le STIF et la RATP, co-maîtres d’ouvrage du prolongement jusqu'à Saint-Ouen, se félicitent de cette nouvelle étape déterminante pour la poursuite du projet, après l’enquête publique (janvier-février 2012) et moins de 3 mois après la déclaration de projet approuvée par les élus du Conseil du STIF (juillet 2012).

Estimé à 1,2 milliard d’euros, le projet - sur lequel le STIF et la RATP travaillent depuis 2008 - a pour objectif d’améliorer de manière urgente les conditions de transport des 610 000 voyageurs qui empruntent quotidiennement la ligne 13. Le prolongement de la ligne 14 à Saint-Ouen constitue la première réalisation concrète du Grand Paris Express. Ce projet est inscrit au Plan de mobilisation pour les transports en Île-de-France qui prévoit un financement à hauteur de 70 % par la Région Île-de-France, la Mairie de Paris, le Conseil général des Hauts-de-Seine, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis et à hauteur de 30 % par la SGP. Prochaines étapes Au mois de décembre 2012, l’avant-projet sera soumis aux Conseils d’Administration du STIF et de la RATP. A l’issue des études détaillées, les travaux pourront commencer dans les délais prévus, soit à la fin de l’année 2013.

Retour sur l’enquête publique

Du 16 janvier au 17 février 2012 s’est tenue l’enquête publique sur le prolongement de la ligne 14 de SaintLazare, son terminus actuel, jusqu’à Mairie de Saint-Ouen, projet dont l’objectif principal est la désaturation de la ligne 13. La commission d’enquête avait rendu un avis favorable sans réserves à la suite l’enquête publique en estimant dans ses conclusions que « le prolongement de la ligne 14 de Saint-Lazare à Mairie de Saint-Ouen va pouvoir effectivement désaturer la ligne 13, c’est pourquoi elle donne un avis favorable à la poursuite de la procédure de déclaration d’utilité publique du projet de prolongement de la ligne 14 de Saint-Lazare à Mairie de Saint-Ouen et à la mise en compatibilité des PLU de Paris, Clichy-la-Garenne et Saint-Ouen et du POS de Saint-Denis ». Cet avis favorable avait été transmis au préfet en vue de la déclaration d’utilité publique. Un projet pour améliorer les conditions de transport de la ligne 13 Avec près de 610 000 voyageurs par jour, la ligne 13 est aujourd’hui une ligne surchargée qui entraîne des conditions de transport difficiles pour les voyageurs. Afin de la décharger durablement, le STIF, l’Autorité organisatrice des transports en Île-de-France, et la RATP, l’exploitant actuel de la ligne 14, proposent de prolonger la ligne 14 de Saint-Lazare, son terminus actuel, jusqu’à Mairie de Saint-Ouen.

Entièrement souterrain, le prolongement sera d’une longueur d’environ 5,8 km et traversera les communes de Paris (8ème, 9ème et 17ème arrondissements), Clichy-laGarenne, Saint-Ouen et Saint-Denis.

4 stations seront aménagées : Pont Cardinet, Porte de Clichy, Clichy-St-Ouen-RER et Mairie de Saint-Ouen.

1 site pour le garage et l’entretien des trains automatiques sera construit. La ligne sera intégralement accessible aux PMR. Elle sera en correspondance avec les deux branches de la ligne 13, aux stations Porte de Clichy et Mairie de Saint-Ouen, le projet permettra de « décharger » la ligne 13 d’environ un quart de ses voyageurs grâce à l’attrait d’une ligne 14 moderne (entièrement automatique), rapide et performante.

La ligne 14 sera donc une vraie alternative pour de nombreux usagers de la ligne 13 qui pourront bénéficier de temps de trajet plus courts et plus réguliers, et se rendre ainsi plus facilement vers les pôles d’activité, dans Paris et en petite couronne.

Etudes d’avant-projet : décembre 2012

Début des travaux : Fin 2013

Mise en service : Horizon 2017


Entamé il y a 20 ans, le projet de rocade marseillaise pour décongestionner le centre-ville vient de franchir un pas concret. Le dossier de consultation a été envoyé hier aux candidats et les offres sont attendues pour le mois de janvier 2013.

C’est l’un des engagements importants pris par le Gouvernement, lors de la réunion organisée le 6 septembre dernier : réaliser enfin la rocade marseillaise, dite rocade L2, aussi bien dans sa partie nord que sa partie est, pour décongestionner le centre-ville dont les boulevards sont asphyxiés par le trafic des véhicules.

La rocade L2 est un projet, entamé il y a 20 ans, de voie rapide urbaine d’une dizaine de kilomètres reliant l’autoroute A7 au nord, à l’autoroute A 50 à l’est. Cette opération doit être réalisée par le biais d’un contrat de partenariat, en confiant à un prestataire la mission de financer, concevoir et construire, puis, à l’avenir, entretenir et assurer la maintenance de la future autoroute.

Le ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche Frédéric Cuvillier annonce que le premier pas concret est franchi : le dossier de consultation a été envoyé hier aux candidats. Les offres sont attendues pour le mois de janvier 2013 afin de permettre une signature du contrat à l’été 2013.

L’attribution de ce contrat dépendra de critères traditionnels, tels que le coût, le financement, la qualité des ouvrages et des prestations de maintenance et d’entretien, mais l’attention portera également sur :

  • l’amélioration de l’insertion du projet dans son environnement, notamment son intégration dans les quartiers traversés 
  • l’atténuation des nuisances et des risques de pollution de l’air pendant le chantier 
  • une véritable concertation et une information précise des riverains et des usagers 
  • la réalisation d’une partie des prestations par des PME et des artisans. 

Frédéric Cuvillier se rendra rapidement à Marseille pour renouveler auprès des Marseillais l’engagement pris par le gouvernement le mois dernier, d’œuvrer activement pour donner à l’agglomération l’essor et la sérénité dont elle a besoin.


Le préfet de la région Auvergne, Eric Delzant, coordonnateur du projet de LGV Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon (POCL), a annoncé mercredi 3 octobre la mise en place d’une nouvelle convention prévoyant des études complémentaires d’une durée d’un an, alors que l’incertitude règne sur sa faisabilité. Et un an de délai supplémentaire pour le Paris-Orléans-Clermont-Lyon, le "POCL".

Une année, "au cours de laquelle les études et la concertation permettront d'affiner le scénario final", a souligné le préfet de la région Auvergne mercredi 3 octobre lors d'une conférence de presse après la réunion le même jour à Paris du comité de pilotage pour la faisabilité de la LGV. Une nouvelle convention a été signée entre l'Etat, Réseau Ferré de France et les cinq régions concernées (Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes, Ile-de-France et Centre) qui répartit entre ces trois entités à parts égales le coût évalué à 3 millions d'euros de ces nouvelles études.

Le gouvernement a, cet été, remis en cause de futures lignes à grande vitesse pour cause de rigueur budgétaire, l'incertitude planant depuis sur plusieurs LGV dont cette ligne POCL. "Je peux dire sans difficulté que la phase préliminaire est bien lancée", "le processus est bien enclenché", a souligné le préfet, rappelant toutefois la crise actuelle qui pèse sur la faisabilité de grands projets ferroviaires.

René Souchon, président du Conseil régional d'Auvergne, a quant à lui voulu montrer une esprit combatif en estimant que la signature de cette convention était "un grand jour pour la ligne POCL". "Nous avonçons sur un rythme soutenu", le financement des études préliminaires étant désormais acquis, a-t-il dit. "La mobilisation doit se poursuivre", a-t-il ajouté. Il a toutefois pris soin de préciser que l'ouverture théorique de la LGV, si elle se fait, n'interviendrait pas avant 2025-2030. La nouvelle phase lancée par le comité de pilotage prévoit une concertation assurée sur trois niveaux: une commission consultative avec les élus, des ateliers techniques et des "ateliers citoyens" qui rassembleront "les citoyens impliqués".


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